Révélations embarrassantes à Vancouver: la vérité sur Lane Hutson est dévoilée

Révélations embarrassantes à Vancouver: la vérité sur Lane Hutson est dévoilée

David Garel
Le 2026-05-20

Les révélations qui sortent de Vancouver sont tout simplement gênantes. Et plus on découvre ce qui s’est réellement passé dans cette organisation, plus une conclusion saute aux yeux : les Canucks de Vancouver ont probablement saboté eux-mêmes leur avenir pendant des années.

Parce qu’il faut mesurer l’ampleur de ce qu’on vient d’apprendre.

En 2022, les Canadiens de Montréal ont utilisé un choix de deuxième ronde, le 62e au total, pour sélectionner un petit défenseur offensif jugé trop frêle par plusieurs équipes : Lane Hutson.

Aujourd’hui, ce même Lane Hutson est devenu le numéro 48 capable de transformer un match à lui seul, un défenseur électrisant qui crée de la magie presque chaque soir et qui est déjà vu comme l’un des visages de la reconstruction montréalaise.

Et pendant ce temps ?

À Vancouver, on ne voulait rien savoir de lui.

Rien.

Selon Rick Dhaliwal, qui couvre les activités des Canucks depuis des années, Lane Hutson figurait sur la fameuse liste « ne pas repêcher » de l’organisation durant la saison 2021-2022.

Une liste noire.

Le genre de liste où un joueur est essentiellement rayé de la carte, peu importe le contexte. Un joueur qu’on refuse pratiquement de sélectionner même s’il est encore disponible très tard au repêchage.

La raison?

Il était considéré trop petit.

Ouch.

Avec le recul, cette révélation fait incroyablement mal à Vancouver.

Parce qu’on ne parle pas d’un joueur de profondeur qui s’est finalement développé un peu mieux que prévu. On parle peut-être du plus grand coup de circuit du repêchage 2022.

Un défenseur choisi au 62e rang qui change complètement le visage d’une reconstruction.

Et ce qui rend ça encore plus gênant, c’est que les Canadiens de Montréal, eux, ont accepté le risque. Kent Hughes et Jeff Gorton ont regardé le talent brut avant le gabarit. Ils ont vu quelque chose que plusieurs autres ont refusé de voir.

Pendant qu’à Vancouver, on cochait littéralement une case pour dire : non merci.

Évidemment, certains vont défendre les Canucks en rappelant qu’ils avaient déjà Quinn Hughes, un autre défenseur offensif plus petit. Plusieurs se demandaient si une brigade pouvait réellement survivre avec deux joueurs du même profil.

Mais de là à le placer sur une liste « ne pas repêcher »?

C’est impardonnable aujourd’hui.

Surtout quand on regarde l’état actuel de l’organisation.

Pendant que Lane Hutson devient une pièce maîtresse des Canadiens de Montréal, les Canucks viennent essentiellement d’admettre publiquement leur échec.

Et ça, c’est probablement la partie la plus honteuse de toute cette histoire.

Le mot interdit à Vancouver a finalement été prononcé : reconstruction.

Après des années à refuser la réalité, à tenter des raccourcis, à bricoler des équipes sans direction claire, l’organisation vient enfin de craquer.

Jim Rutherford, l’architecte de plusieurs décisions catastrophiques, a vidé son bureau. Adam Foote a déjà été sacrifié. Les adjoints ont sauté eux aussi.

Ryan Johnson vient d’arriver comme nouveau directeur général avec les deux Sedin comme co-présisents et même le propriétaire Francesco Aquilini, qui refusait ce mot depuis des décennies, a finalement dû se rendre à l’évidence.

Les Canucks recommencent à zéro.

Au complet.

Et le timing est brutal.

Parce qu’ils viennent d’échanger Quinn Hughes.

Leur franchise player.

Le visage de leur organisation.

Un défenseur générationnel.

Quand une équipe échange un joueur comme Quinn Hughes à seulement deux ans de son autonomie complète, ça veut dire une chose : le bâtiment brûle déjà de l’intérieur.

Et le pire?

Le retour obtenu est loin d’être renversant.

Marco Rossi est un bon joueur offensif, oui. Mais ce n’est pas un joueur de concession. Liam Öhgren demeure un projet. Zeev Buium possède du talent, mais reste très brut. Jonathan Lekkérimäki tarde à exploser. Tom Willander est jugé « correct, sans plus ».

Autrement dit : Vancouver repart pratiquement de zéro.

Pendant ce temps, les Canadiens de Montréal avaient déjà Nick Suzuki, Cole Caufield et bientôt Lane Hutson comme fondation au moment où Kent Hughes a commencé sa reconstruction.

Le contraste est violent.

Et il y a pire encore.

Elias Pettersson est devenu un immense problème financier. Son contrat de 11,6 millions de dollars par année ressemble de plus en plus à un boulet. Sa production décline, sa résilience est remise en question et plusieurs se demandent déjà comment Vancouver va pouvoir sortir de cette situation.

Brock Boeser semble plafonné.

Filip Hronek pourrait devenir une monnaie d’échange.

Et les espoirs du club n’inspirent pas exactement la peur dans la Ligue nationale.

La vérité est dure, mais elle est de plus en plus évidente : les Canucks de Vancouver semblent condamnés à plusieurs années de souffrance.

Des années de défaites.

Des années d’espoir basé sur des loteries.

Des années à attendre le prochain sauveur.

Et pendant qu’ils regardent Lane Hutson faire lever le Centre Bell avec les Canadiens de Montréal, il y a fort à parier qu’à Vancouver, plusieurs dirigeants doivent aujourd’hui se regarder dans le miroir avec un sérieux malaise.

Parce qu’en fin de compte, le joueur qu’ils jugeaient trop petit est peut-être devenu exactement le type de talent capable de sauver une organisation en ruine.

Et ça, à Vancouver, ça doit faire terriblement mal.