Michael Hage fait monter la tension à Montréal: Kent Hughes refuse d’abandonner… mais le clan Hage ne cède pas.
Ce dossier est en train de devenir beaucoup plus explosif qu’il n’y paraît.
Depuis des semaines, Jeff Gorton et Kent Hughes refusent d’abandonner l’idée de voir leur meilleur espoir universitaire effectuer le saut chez les professionnels dès cette saison.
Même après que Hage eut répété son intention de retourner au Michigan, le Canadien a continué d’entretenir le dialogue. Jeff Gorton lui-même avait volontairement laissé la porte grande ouverte en affirmant que « beaucoup de choses peuvent arriver » pendant l’été.
Ce n’était pas une formule lancée pour faire plaisir aux médias. C’était un véritable message envoyé au clan Hage : le Canadien n’avait pas dit son dernier mot.
Et selon Jeff Marek, cette porte n’est toujours pas complètement fermée.
Le Canadien continue d’essayer de le convaincre.
Le Canadien continue de pousser.
Le Canadien continue de négocier.
Selon ce qui circule, Kent Hughes et Jeff Gorton auraient même bonifié certains éléments de leur proposition, notamment en ce qui touche aux bonis prévus dans son contrat d’entrée.
Tout indique que Montréal cherche toutes les façons possibles de rendre la transition vers la LNH plus attrayante. Une chose saute aux yeux : le Canadien ne veut pas attendre un an de plus.
Mais jusqu’à maintenant…
Michael Hage ne veut rien savoir.
Et c’est précisément ce qui commence à créer une véritable tension dans ce dossier.
Pendant des mois, le discours officiel reposait presque uniquement sur le développement. Hage voulait retourner au Michigan pour devenir un meilleur joueur de centre, améliorer ses mises au jeu, son jeu défensif, son leadership et tenter de gagner un championnat universitaire. Des arguments parfaitement légitimes.
Sauf qu’aujourd’hui, l’équation est devenue beaucoup plus complexe.
Avec les revenus NIL dans la NCAA qui pourraient maintenant s’approcher du million de dollars, avec un deuxième contrat qui pourrait être repoussé à une période où le plafond salarial sera encore plus élevé et avec Pat Brisson qui défend ses intérêts, il devient difficile de croire que l’aspect financier n’entre pas lui aussi dans la réflexion.
Kent Hughes le sait.
Jeff Gorton le sait.
Et malgré tout…
Ils continuent de pousser.
Pourquoi une telle insistance?
Parce que tout le plan sportif du Canadien reposait en partie sur Michael Hage.
À l’interne, plusieurs voyaient déjà le jeune centre comme le futur partenaire d’Ivan Demidov. Si Hage faisait le saut dès cette saison, Montréal pouvait raisonnablement espérer régler son problème de deuxième centre sans sacrifier des actifs majeurs sur le marché des transactions.
Aujourd’hui, ce scénario s’éloigne.
Et Kent Hughes est forcé de continuer à explorer d’autres avenues.
Le nom de Dylan Larkin demeure associé au Canadien. Jeff Marek a d’ailleurs rappelé que Montréal reste une destination logique si Detroit décide finalement de bouger son capitaine s'il accepte finalement de placer Montréal sur sa liste.
De toute façon, le prix demandé demeure colossal, et l’absence d’un directeur général permanent chez les Red Wings ralentit considérablement les discussions.
Le Canadien se retrouve dans une situation délicate.
Hage refuse toujours de changer son plan.
Larkin demeure extrêmement difficile à obtenir.
Et la quête du fameux deuxième centre est encore loin d’être terminée.
Le plus troublant dans toute cette histoire demeure toutefois le calme affiché publiquement par Michael Hage.
« Je veux jouer pour le Canadien. C’est l’équipe que j’ai regardée toute ma vie. Je ne veux pas jouer pour une autre équipe. »
Le message est puissant.
Il ne remet jamais Montréal en question.
Il ne menace jamais l’organisation.
Il répète simplement qu’il estime ne pas avoir terminé son développement.
Mais pendant qu’il répète ce discours…
Le Canadien continue de cogner à sa porte.
Encore.
Et encore.
Et cela en dit probablement plus long que n’importe quelle déclaration publique.
Kent Hughes refuse visiblement de renoncer à son plan.
Michael Hage refuse tout aussi visiblement de modifier le sien.
Deux visions.
Deux échéanciers.
Deux stratégies complètement différentes.
Pour l’instant, personne ne recule.
Et plus les semaines passent, plus on a le sentiment que ce dossier pourrait finir par devenir l’un des plus délicats de toute l’ère Hughes.
Car une chose est certaine : le Canadien n’a pas abandonné.
Et Michael Hage, lui, n’a toujours pas changé d’idée.
