Patrik Laine au Colorado: son rêve se brise

Patrik Laine au Colorado: son rêve se brise

David Garel
Le 2026-08-01

Les mauvaises nouvelles continuent de s’accumuler pour Patrik Laine.

Après les Islanders de New York, voilà qu’une autre destination potentielle vient de lui envoyer exactement le même message. Cette fois, c’est le Colorado qui est lié au Finlandais.

Sur papier, le mariage semblait pourtant logique. L’Avalanche cherche encore du talent offensif à faible coût. Laine, lui, cherche désespérément une organisation prête à lui offrir une nouvelle chance. Mais encore une fois, il y a un immense problème.

Le Colorado ne voudrait pas lui garantir un contrat.

Selon Ryan O’Hara, de The Hockey News, si l’Avalanche décide finalement d’inviter Laine à son camp, ce serait uniquement avec un essai professionnel (PTO). Pas de contrat garanti. Pas de sécurité. Rien. Exactement le même scénario qui s’est joué à Long Island il y a quelques jours.

Pour un ancien deuxième choix au total, un marqueur de 44 buts et l’un des plus redoutables francs-tireurs de sa génération, c’est une descente brutale. Il n’y a pas si longtemps, Patrik Laine représentait le genre de joueur pour qui les directeurs généraux se battaient. Aujourd’hui, il peine à convaincre une équipe de lui offrir… le salaire minimum.

Et même ça ne semble plus suffire.

Les Islanders avaient pourtant tout pour conclure une entente. Mathieu Darche avait discuté avec le clan Laine, mais refusait catégoriquement de lui offrir un contrat garanti, préférant lui proposer un simple PTO.

Puis, pendant quelques jours, tout semblait avoir changé lorsqu’une deuxième fenêtre de rachats de contrat s’est ouverte. Plusieurs croyaient que New York allait finalement libérer de l’espace sous le plafond salarial en rachetant un contrat comme celui d’Ondrej Palat ou de Pierre Engvall afin de signer Laine.

Finalement…

Rien.

La fenêtre s’est refermée.

Le contrat garanti n’est jamais venu.

Aujourd’hui, le Colorado adopte exactement la même approche. Laine avait l'Avalanche comme premier choix, mais son rêve s'est brisé.

On ne remet plus réellement en question le talent naturel de Patrik Laine. Son lancer demeure élite. Sur un avantage numérique, il peut encore changer un match avec une seule touche de rondelle. Ce qui fait peur aux organisations, c’est tout le reste : les blessures qui s’accumulent depuis 2019, les longues absences, une disponibilité devenue imprévisible et l’incertitude de savoir combien de matchs il pourra réellement disputer.

Et surtout le fait qu'il est lent comme une tortue.

Le Colorado est d’ailleurs l’une des équipes les plus coincées sous le plafond salarial. Avec une marge extrêmement limitée (à peine 400 000 dollars) et la future prolongation de Cale Makar qui approche, Chris MacFarland ne peut pas se permettre de multiplier les paris risqués. Si Laine veut une place dans cette équipe, il devra d’abord la mériter.

Aucun cadeau.

Aucune garantie.

Seulement un essai.

Il est difficile de ne pas éprouver une certaine empathie devant ce renversement de situation. Patrik Laine a eu le courage de parler publiquement de ses problèmes de santé mentale, de sa dépression et de son besoin de s’éloigner du hockey pour retrouver un équilibre.

Revenir dans la LNH représentait déjà un immense défi. Mais voir, semaine après semaine, les portes se refermer les unes après les autres doit être extrêmement difficile à vivre.

Le plus cruel dans toute cette histoire est peut-être le message que lui envoie aujourd’hui la Ligue nationale.

Autrefois, les équipes étaient prêtes à investir des dizaines de millions de dollars sur son potentiel.

Aujourd’hui, elles hésitent même à lui offrir un contrat d’un an au salaire minimum.

Les Islanders ont douté.

Le Colorado doute à son tour.

Et plus les semaines passent, plus une réalité s’impose : si Patrik Laine veut prolonger sa carrière dans la LNH, il devra probablement accepter ce qu’il refusait encore il y a quelques mois.

Un simple essai professionnel.

Pour un joueur qui faisait jadis partie des plus grandes vedettes offensives de sa génération, difficile d’imaginer une plus grande claque au visage.

Au-delà des statistiques et des calculs sous le plafond salarial, il ne faut jamais oublier l’être humain derrière le joueur.

Patrik Laine a eu le courage de parler ouvertement de sa dépression, de son épuisement mental et de la nécessité de s’éloigner du hockey pour retrouver un équilibre.

Peu de vedettes de son statut ont accepté de se montrer aussi vulnérables. C'est pour cette raison que la façon dont le marché le traite aujourd’hui donne un certain malaise.

Passer d’une organisation qui refuse de lui offrir un contrat garanti à une autre qui lui propose exactement le même scénario, voir son avenir dépendre d’un simple essai professionnel ou d’un calcul comptable sous le plafond salarial, ce sont des montagnes russes psychologiques dont il se serait probablement bien passé.

On comprend évidemment les directeurs généraux de protéger leurs intérêts, mais il est difficile de ne pas avoir une pensée pour un joueur qui tente de reconstruire sa carrière… pendant que la LNH lui rappelle, semaine après semaine, à quel point sa valeur a chuté.

Au point que plus personne ne croit en lui...