Rien ne bouge… et c’est justement ce qui rend le dossier encore plus explosif.
Chaque journée qui passe nourrit un peu plus l’impression que les Red Wings sont prisonniers de leur propre crise. Dylan Larkin veut toujours quitter Detroit.
Steve Yzerman n’est plus aux commandes. Pourtant, le feuilleton demeure complètement figé. Aucune transaction. Aucun compromis. Aucune véritable avancée.
Plus les heures s’accumulent, plus une réalité s’impose.
Le problème dépasse maintenant la simple relation entre un joueur vedette et son ancien directeur général.
Selon les informations qui circulent à Detroit, les Red Wings n’ont toujours pas trouvé le successeur de Steve Yzerman et n’ont aucune intention de précipiter le processus.
L’organisation préfère prendre son temps afin de choisir le bon dirigeant, même si le dossier Dylan Larkin continue de monopoliser toutes les discussions.
Résultat? Le capitaine des Red Wings demeure dans un étrange vide.
Pendant ce temps, les rumeurs continuent de s’accumuler.
On sait déjà que Larkin a limité ses destinations préférées à quelques équipes seulement.
On sait également que Steve Yzerman jugeait les offres reçues insuffisantes avant son départ.
Aujourd’hui, personne ne semble prêt à prendre la responsabilité d’une transaction qui pourrait définir les prochaines années de l’organisation.
Cette attente devient lourde pour tout le monde.
Les partisans de Detroit ont déjà tourné la page dans leur tête.
Une partie importante de la base partisane ne pardonne toujours pas à son capitaine d’avoir demandé à partir. Les messages haineux publiés sous la simple publication soulignant son anniversaire l’ont démontré avec une rare violence.
Même son passage à Family Feud, pourtant sans lien avec le hockey, avait rapidement servi de prétexte pour relancer les critiques.
La fracture est profonde.
Du côté des Red Wings, un autre élément fait également jaser.
Plusieurs médias locaux rapportent que certains dirigeants n’ont pas apprécié la structure salariale du contrat de Larkin, largement versée au début de l’entente.
Aujourd’hui, une équipe qui ferait son acquisition profiterait d’un joueur dont une bonne partie de l’argent réel a déjà été payée, même si sa charge annuelle demeure de 8,7 millions de dollars sur la masse salariale.
Évidemment, cette structure avait été acceptée par Detroit au moment de la signature.
Elle ne change rien au contrat lui-même. Elle ajoute simplement une dimension de plus à un dossier déjà devenu émotif.
Pendant que Detroit tourne en rond, plusieurs équipes observent discrètement la situation.
Impossible, évidemment, de ne pas penser au Canadien de Montréal.
Depuis plusieurs semaines, le nom de Dylan Larkin revient constamment dans les discussions des partisans. Le besoin d’un véritable deuxième centre derrière Nick Suzuki demeure bien réel.
Le profil de Larkin correspond exactement à ce que plusieurs imaginent pour compléter le noyau offensif du Tricolore.
Son amitié avec Cole Caufield continue aussi d’alimenter les conversations.

Les deux hommes passent leurs étés ensemble au Michigan, s’entraînent côte à côte et entretiennent une relation qui dépasse largement le simple respect entre collègues.
Cela ne veut évidemment pas dire qu’une transaction est en préparation.
Par contre, plus le dossier s’étire, plus les spéculations continueront de gagner en intensité.
Une question revient toujours.
Quel serait le prix?
Kent Hughes n’a jamais caché qu’il refusait de sacrifier l’avenir pour régler un besoin immédiat.
Michael Hage représente justement l’un des plus beaux projets de l’organisation. Plusieurs voient déjà en lui un futur centre offensif capable d’occuper un rôle important à Montréal pendant de nombreuses années.
Accepterait-il de l’inclure dans une transaction pour un joueur établi comme Dylan Larkin?
Voilà tout le dilemme.
D’un côté, Larkin est un centre complet, expérimenté, capable d’avoir un impact immédiat.
De l’autre, Hage incarne l’avenir et tout ce que le Canadien tente de bâtir depuis plusieurs saisons.
Kent Hughes s’est toujours montré patient. Rien dans sa façon de gérer laisse croire qu’il abandonnera facilement un espoir de premier plan, même pour obtenir un joueur du calibre de Larkin.
C’est peut-être ce qui explique pourquoi Montréal observe davantage qu’il n’agit.
Pendant ce temps, Detroit continue de repousser l’échéance.
Sans directeur général permanent.
Sans transaction.
Sans véritable solution.
Le feuilleton est loin d’être terminé… et plus il s’étire, plus toute la LNH retient son souffle.
À suivre…
