Pendant des semaines, le Canadien de Montréal a tenté d’éteindre l’incendie.
Lorsque les rumeurs ont explosé à Toronto voulant qu’Alexander Zharovsky fasse partie de l’offre monstre présentée aux Maple Leafs (avec Bryce Pickford et deux choix de 1re ronde) pour Matthew Knies, l’organisation a rapidement laissé entendre que le jeune Russe n’avait jamais été inclus dans cette proposition.
Kent Hughes était prêt à le jurer.
Le message était clair.
Zharovsky faisait partie de l’avenir.
Circulez, il n’y avait rien à voir.
Sauf que voilà qu’une nouvelle révélation vient complètement changer la perception de ce dossier.
Jean-Luc Grand-Pierre, qui possède toujours d’excellents contacts à Columbus lui qui y a joué en tant que défenseur et qui est l'analyste principal des matchs des Blue Jackets, a dévoilé que Don Waddell avait aussi reçu une importante offre du Canadien pour Kirill Marchenko.
La fameuse offre folle dont parlait Frank Seravalli.
Surtout…
Il affirme que cette proposition était composée essentiellement d’actifs d’avenir.
Des espoirs.
Des choix au repêchage.
Dont un espoir premium.
Bref, exactement le type de transaction qui ressemble énormément à celle qui avait été évoquée dans le dossier Matthew Knies.
Le directeur général des Blue Jackets a rapidement fermé la porte.
L’offre ne manquait pas de qualité.
Columbus ne veut tout simplement pas reconstruire.
Don Waddell cherche des joueurs capables d’aider son équipe immédiatement, pas des projets à développer pendant trois ou quatre ans.
Hum. Voilà où le doute s’installe.
Si Kent Hughes était prêt à utiliser l'un de ses meilleurs espoirs pour tenter d’obtenir Kirill Marchenko…
Pourquoi Alexander Zharovsky aurait-il soudainement été intouchable quelques jours plus tôt dans les discussions avec Toronto, qui ont continué jusqu'au 1er juillet?
Ça ne fait aucun sens.
Car la logique devient difficile à contourner.
Les révélations de Jean-Luc Grand-Pierre sont tellement importantes.
Elles prouvent noir sur blanc que Zharovsky était dans chacune des offres et elles confirment une chose.
Le Canadien n’a jamais considéré son espoir russe comme intouchable.
Au contraire.
Kent Hughes était prêt à l'utiliser pour améliorer immédiatement son équipe.
Depuis, beaucoup de choses ont changé.
Ivan Demidov a signé sa prolongation de contrat de 8 ans et 9,15 M$.
Le dossier est réglé et on raconte que Demidov voulait s'assurer que son chum et ami d'enfance russe allait rester avec l'équipe.
L’été avance.
Et Zharovsky se prépare toujours à rejoindre l’organisation montréalaise dès le printemps 2027.
Demidov avait d’ailleurs très mal vécu toutes les rumeurs entourant son ami. Il avait choisi de lui offrir son soutien publiquement en annonçant qu’ils passeraient l’été ensemble à Montréal, qu’ils s’entraîneraient côte à côte et qu’il l’aiderait à s’intégrer. Un message clair pour calmer le bruit qui entourait son compatriote.
Aujourd’hui, personne ne parle d’un départ imminent de Zharovsky.
Mais les propos de Jean-Luc Grand-Pierre changent tout de même une chose importante.
Ils démontrent que, lorsque Kent Hughes cherchait désespérément un joueur capable de transformer son top-6, Alexander Zharovsky faisait bel et bien partie des agneaux sacrifiée.
Le Canadien a beau avoir tenté de calmer les rumeurs à l’époque…
Le chat vient tout simplement de sortir du sac.
