Vol Montréal-Anaheim: Kent Hughes obtient un attaquant aux mains de feu

Vol Montréal-Anaheim: Kent Hughes obtient un attaquant aux mains de feu

David Garel
Le 2026-07-28

Le vol de Kent Hughes fait jaser aux quatre coins de la LNH.

Sasha Pastujov.

Acquis contre le flop "Sean Farrell", le choix de troisième ronde des Ducks d’Anaheim en 2021, Pastujov semblait tranquillement glisser dans l’oubli. Il a même été rétrogradé dans l’ECHL, un endroit où plusieurs espoirs voient leur rêve de la LNH s’effondrer.

Lui?

Il a refusé d’abandonner.

Il est revenu plus fort.

Après avoir retrouvé sa confiance à Tulsa, il a complètement explosé avec les Gulls de San Diego. En 43 matchs dans la Ligue américaine, il a récolté 45 points, soit une moyenne de plus d’un point par rencontre. Parmi tous les joueurs de la AHL ayant disputé au moins 25 matchs, il figurait parmi les meilleurs pointeurs de la ligue sur une base de points par match.

Il a amassé 57 points en 71 matchs la saison dernière.

Ce n’est plus une simple belle histoire.

C’est un espoir qui force tout le monde à le regarder autrement.

Martin Madden, le directeur du recrutement amateur des Ducks et l’un des recruteurs les plus respectés du hockey, n’a d’ailleurs pas tari d’éloges à son sujet.

Selon lui, le talent offensif de Pastujov est naturel. Sa vision du jeu, son intelligence hockey et ses mains sont de niveau supérieur. Il affirme même que produire offensivement n’a jamais été un problème pour lui.

Cette vidéo nous donne des frissons dans le dos:

Ce qui fait croire au CH qu’ils tiennent peut-être un joueur spécial, ce n’est pas seulement sa production offensive. C’est son cerveau.

Tous les rapports de dépistage reviennent au même constat : Sasha Pastujov possède un QI hockey largement au-dessus de la moyenne. Martin Madden, l’un des recruteurs les plus respectés de la LNH, affirme que sa capacité à lire le jeu est tout simplement naturelle.

Il voit les corridors avant qu’ils ne s’ouvrent, anticipe les déplacements de ses coéquipiers et trouve des lignes de passe que plusieurs joueurs ne remarquent même pas.

Dans la zone offensive, il ne force presque jamais le jeu. Il attire la pression, manipule les défenseurs et distribue ensuite la rondelle avec une précision remarquable. C’est exactement le genre de joueur capable de rendre tous ceux qui l’entourent meilleurs.

Ses mains sont tout aussi impressionnantes. Plusieurs recruteurs les considèrent déjà comme étant de calibre LNH.

Son contrôle de rondelle dans les petits espaces est exceptionnel, au point où il est capable de conserver la possession sous une pression constante et de créer des jeux dans des espaces où il ne semble pourtant n’y avoir aucune ouverture.

Son maniement de rondelle est devenu une véritable signature, au point qu’il existe même des vidéos où il explique et démontre ses techniques de contrôle du disque.

Quand un jeune joueur est déjà reconnu au point d’enseigner son art à d’autres hockeyeurs, ce n’est pas un hasard. Son talent avec la rondelle saute littéralement aux yeux, et c’est précisément ce qui explique pourquoi plusieurs observateurs continuent de croire qu’il finira par se tailler une place dans la LNH malgré les doutes qui persistent au sujet de son coup de patin.

Voilà exactement le type de joueur que le Canadien adore.

Un ailier gauche.

Un joueur de talent.

Un créateur de jeu.

Un attaquant capable de fabriquer de l’offensive avec son cerveau avant même que les autres aient vu le jeu se développer.

Oui, il y a une faiblesse.

Son coup de patin continue de diviser les recruteurs.

Depuis son année de repêchage, c’est la même critique qui revient constamment. Son accélération manque d’explosion et son rythme devra continuer de s’améliorer pour s’établir dans la LNH.

Mais ce qui impressionne le plus, c’est qu’il travaille précisément sur cet aspect.

Les Ducks eux-mêmes ont souligné les efforts immenses qu’il a consacrés à améliorer sa vitesse et sa puissance.

Et les résultats commencent à paraître.

Encore plus impressionnant?

Le caractère.

Envoyé dans l’ECHL, Pastujov aurait pu décrocher mentalement.

Au contraire.

Il est revenu encore meilleur.

Son entourage familial a joué un rôle immense. Son père, originaire de Russie, lui a transmis sa passion du hockey dès son enfance. Ses deux grands frères ont également joué au plus haut niveau universitaire américain. Toute la famille a fait d’énormes sacrifices pour permettre à Sasha de poursuivre son rêve.

Cette force mentale explique peut-être pourquoi plusieurs recruteurs refusent aujourd’hui de parier contre lui.

Si Kent Hughes ne parvient pas à ajouter un ailier établi d’ici le début de la saison, il n’est pas impossible qu’un joueur comme Pastujov force la main de l’organisation avec un excellent camp d’entraînement.

Son profil est intrigant.

Il lance de la gauche.

Il possède une vision du jeu exceptionnelle.

Il est capable de jouer avec des joueurs hautement talentueux.

Et surtout, il parle le russe et l’anglais, un détail qui pourrait faciliter son intégration dans un vestiaire où Ivan Demidov est appelé à devenir l’un des visages de l’organisation.

Bien sûr, personne ne prétend qu’il deviendra automatiquement un joueur d’impact dès cette saison.

Mais combien de fois a-t-on vu un espoir arriver à un camp d’entraînement avec l’étiquette de simple candidat… avant de repartir avec un poste dans la LNH?

Cela arrive plus souvent qu’on le pense.

Aujourd’hui, tout le monde parle des plus gros noms du bassin d’espoirs du Canadien.

Pendant ce temps, Sasha Pastujov continue simplement de produire.

Et si Kent Hughes venait réellement de mettre la main sur l’un des plus beaux vols des dernières années?

Il ne faudrait plus être surpris de voir son nom faire de plus en plus de bruit… dès le prochain camp d’entraînement.