Signature d’un défenseur droitier : la facture explose pour Kent Hughes

Signature d’un défenseur droitier : la facture explose pour Kent Hughes

André Soueidan
Le 2026-07-21

Une seule signature vient de rappeler une réalité que tous les directeurs généraux connaissent déjà… trouver un défenseur droitier de qualité coûte maintenant une véritable fortune.

Le Mammoth de l’Utah n’a pas hésité une seule seconde.

L’organisation vient d’accorder une prolongation de contrat de huit saisons à John Marino, d’une valeur moyenne de 6,75 millions de dollars par année.

Un investissement majeur pour un défenseur de 29 ans qui vient certes de connaître la meilleure saison offensive de sa carrière avec 36 points en 80 matchs, mais qui n’a jamais été considéré comme une supervedette de la LNH.

Voilà pourquoi cette signature risque de faire réfléchir Kent Hughes.

Ce n’est pas tant le contrat de Marino qui retient l’attention. C’est ce qu’il représente.

Les défenseurs droitiers sont devenus l’une des ressources les plus rares de toute la LNH.

Chaque fois qu’un joueur capable d’occuper un rôle important à droite devient disponible, les enchères montent rapidement. Les équipes savent qu’elles ne peuvent pas improviser à cette position.

Lorsqu’elles trouvent enfin le bon joueur, elles acceptent souvent de payer davantage que prévu.

Le Mammoth vient encore une fois de le démontrer.

Marino dispute près de vingt minutes par rencontre, apporte de la stabilité et joue un hockey fiable. Ce sont des qualités très recherchées.

Mais un contrat de huit ans à 6,75 millions de dollars par saison montre surtout jusqu’où le marché est rendu.

Pour Kent Hughes, le message est loin d’être rassurant.

Le directeur général du Canadien a déjà réglé une partie de son problème en mettant la main sur Noah Dobson.

Montréal possède également Alexander Carrier pour occuper un rôle important à droite et continue de croire au potentiel de David Reinbacher, qui représente toujours l’avenir de cette brigade défensive.

Le problème, c’est qu’entre le présent et l’arrivée complète de Reinbacher, le Canadien aimerait encore solidifier ce côté de la défense.

Et c’est précisément là que la facture commence à faire peur.

Chaque nouvelle signature du genre fait grimper la valeur de tous les défenseurs droitiers établis dans la LNH.

Chaque prolongation rappelle aux directeurs généraux qu’ils devront probablement surpayer s’ils veulent combler un besoin semblable sur le marché des échanges ou des joueurs autonomes.

Hughes n’échappera pas à cette réalité.

Si le Canadien décide d’ajouter un autre défenseur droitier d’expérience au cours des prochains mois, les négociations ne commenceront plus à quatre ou cinq millions de dollars.

Elles partiront beaucoup plus haut.

Le contrat de Marino devient donc un nouveau point de référence.

Il confirme que les équipes sont prêtes à investir massivement pour protéger cette position devenue essentielle. Ce n’est plus seulement une question de talent. C’est une question d’offre et de demande.

Lorsqu’un joueur comme Marino obtient 6,75 millions de dollars par saison jusqu’à la fin de la trentaine, tous les autres défenseurs droitiers prennent automatiquement de la valeur.

Même David Reinbacher.

Chaque fois qu’un vétéran signe une entente de cette ampleur, les jeunes défenseurs droitiers encore sous contrôle d’une organisation deviennent encore plus précieux.

Voilà pourquoi Kent Hughes continue de protéger son espoir malgré toutes les spéculations qui circulent depuis des mois.

Mais cette réalité possède aussi son revers.

Plus les prix explosent ailleurs dans la LNH, plus il devient coûteux de compléter une brigade défensive. Montréal a déjà investi gros pour acquérir Noah Dobson.

Si Hughes souhaite maintenant ajouter un autre droitier afin d’offrir davantage de profondeur en attendant que Reinbacher soit pleinement établi, il sait exactement ce qui l’attend.

Une facture beaucoup plus salée que prévu.

Le contrat de John Marino n’a peut-être rien changé à l’équilibre des forces dans la LNH.

En revanche, il vient de rappeler à tous les directeurs généraux, et particulièrement à Kent Hughes, qu’un défenseur droitier fiable est devenu un luxe que très peu d’équipes peuvent encore se permettre sans y laisser une partie importante de leur masse salariale.

Ouch…