Le malaise Montembeault commence à paraître?
Pendant que Jakub Dobeš et Jacob Fowler multiplient les séances avec Marco Marciano, un détail saute aux yeux : Samuel Montembeault est absent.
@patguillet67 Le gardien tchèque à beaucoup travaillé sa technique aujourd’hui. 🔥🔥👀👀👀 #gohabsgo #jakubdobes #goalkeeper #saves ♬ LOCKED IN - MNTLKODE
Évidemment, chaque gardien possède son propre programme estival. Mais ça sent le conflit à plein nez. Même le gardien du Rocket de Laval, Kevin Mandolese, est présent.
Certes, on a vu Sam à Brossard cet été. Mais jamais avec Marciano.
Le Canadien construit tranquillement un environnement entièrement tourné vers l’avenir.
Le tandem Fobes-Fowler travaille constamment avec Marciano.
Et Montembeault?
On le voit à Brossard, en solo... à l'écart... dans sa tête...
L’impression d’un gardien qui s’entraîne en marge de la nouvelle génération commence à s’installer.
Le contexte devient encore plus intéressant lorsqu’on relit l’entrevue accordée par Pete Fry à La Presse.
Le préparateur mental de Jakub Dobeš, Pete Fry, continue de clamer que Montembeault n'a jamais rien voulu savoir de travailler avec lui.
Il raconte un travail extrêmement poussé : visualisation, routines, préparation psychologique, exercices visant à retrouver immédiatement le bon état mental après un but accordé.
Fry explique qu’il veut atteindre le subconscient du gardien.
Il veut que son cerveau réagisse automatiquement.
Et lorsqu’on voit Dobeš rebondir après un début catastrophique contre Buffalo pour ensuite fermer complètement la porte, on comprend pourquoi plusieurs accordent énormément de crédit à cette préparation.
Samuel Montembeault a eu lui aussi eu l’occasion de travailler avec Pete Fry, mais aurait choisi de ne pas embarquer dans cette approche.
D’un côté, Dobeš cherche chaque détail susceptible d’améliorer son jeu.
De l’autre, Montembeault estime ne pas avoir besoin de cette ressource.
Après, on se demande pourquoi Montembeault s'est effondré mentalement.
Chaque athlète fonctionne différemment.
Certains sont des gagnants... d'autres des perdants...
Et il y aussi... les perdants rejetés...
Aujourd’hui, tout le développement des jeunes gardiens passe par une approche extrêmement moderne où la préparation mentale occupe une place immense.
Mais Sam est passé date... dans tous les sens du terme.
Le pire, c'est qu'il commence à bouder.
Depuis des semaines, Montembeault répète qu’il ne souhaite pas évoluer dans un véritable ménage à trois devant le filet.
L’arrivée de Jacob Fowler, la progression fulgurante de Dobeš et toute l’attention qui leur est accordée le rend jaloux maladif.
Est-ce que cela explique son absence des entraînements dirigés par Marco Marciano?
Poser la question, c'est y répondre.
Pendant que le Canadien investit énormément de temps dans Fowler et Dobeš, son gardien numéro trois déchu semble suivre un chemin complètement différent.
Comme s'il pensait qu'avoir une mauvaise attitude allait faciliter une transaction.
Kent Hughes tente de le transiger depuis des lunes, sans succès.
Ce n'est pas en faisant des chichis qu'il va convaincre une équipe de lui donner une chance.
Le malaise s’installe à Brossard.
Le Canadien ne peut se permettre de plomber l'ambiance autour de l'équipe et rendre l'environnement de Jacob Fowler et Jakub Dobeš toxique, afin de préserver le confort d’un vétéran dont l'ego est piétiné.
Montréal a jugé que ses deux jeunes gardiens représentent l’avenir de l’organisation. Et bien si le pauvre Sam n'est pas échangeable, la seule véritable option de gestion est le ballottage en septembre.
Voilà pourquoi sa sortie publique étonne autant. Lorsqu’un joueur se retrouve dans une position aussi fragile, la dernière chose qu’il souhaite normalement faire est d’ajouter de la pression sur son organisation.
Au contraire, la plupart des vétérans qui chokent leur vie choisissent de laisser la direction régler ce type de dossier à l’interne.
En exprimant publiquement son inconfort face à un ménage à trois, Montembeault a attiré toute l’attention sur lui au moment où Kent Hughes tente justement de trouver la meilleure solution pour son groupe et pour lui en faisant tout pour l'échanger.
Vivement une transaction pour Sam... ou le ballottage.
On verra s'il arrête de bouder... à Laval...
