Michael Hage vient de remettre Kent Hughes et Jeff Gorton à leur place.
Et le plus cinglant dans cette histoire, c’est qu’il ne l’a même pas fait avec une déclaration fracassante, une entrevue incendiaire ou un refus officiel du Canadien.
Il l’a fait beaucoup plus simplement : il est arrivé au Michigan, a retrouvé ses coéquipiers, a participé à la première rencontre d’équipe des Wolverines et se prépare manifestement à poursuivre sa carrière universitaire. (voir la suite de l'article après la photo)

Ouch.
Pendant que le Canadien essaie encore de le convaincre de venir à Montréal, Michael Hage a déjà commencé à préparer sa prochaine saison au Michigan.
Ouch.
Il faut bien comprendre ce que cela représente pour Kent Hughes et Jeff Gorton. Le Canadien n’est pas en train d’essayer de convaincre un espoir de troisième ou quatrième ronde de venir faire le saut chez les professionnels.
On parle de Michael Hage, sélectionné au 21e rang en 2024, un joueur que l’organisation considère suffisamment important pour avoir refusé de l’inclure dans certaines discussions de transactions majeures.
On a refusé de le donner pour Robert Thomas.
On a refusé de le donner pour Dylan Larkin.
On l’a rendu pratiquement intouchable.
Et maintenant, le Canadien doit presque le supplier de venir jouer pour lui.
C’est toute une situation honteuse pour les dirigeants du CH.
Hage avait pourtant laissé une petite porte ouverte. Il n’avait jamais fermé complètement la possibilité de signer son contrat d’entrée et de commencer sa carrière professionnelle à Montréal. Le Canadien pouvait donc encore espérer un revirement, particulièrement avec les trous qui existent toujours dans le top-6.
Mais le problème, c’est que le temps passe.
Et Hage, lui, avance dans la direction opposée.
Le jeune attaquant n’a même pas besoin d’annoncer officiellement qu’il refuse Montréal. Il n’a qu’à continuer sa vie normalement au Michigan. Il retourne sur le campus. Il retrouve ses coéquipiers. Il revoir sa blonde. Il participe aux activités de son équipe. Il se prépare pour le premier entraînement des Wolverines.
Il est une "rock star" sur le campus.
Le Canadien peut lui offrir le maximum permis dans son contrat d’entrée. Il peut bonifier les bonis. Il peut lui présenter son projet. Il peut lui expliquer qu’une place est potentiellement disponible dans le top-6. Il peut même lui faire miroiter la possibilité de devenir rapidement le deuxième centre de l’équipe.
Mais il y a une chose que Montréal ne peut pas lui offrir : la sécurité financière dont il bénéficie actuellement au Michigan grâce aux revenus NIL.
C’est là que le dossier devient franchement embarrassant pour le Canadien.
Même avec les meilleurs bonis possibles, Montréal ne peut pas rendre son contrat d’entrée plus intéressant que ce que Hage peut toucher à l’université.
Au Michigan, il peut gagner plus d’un million de dollars, poursuivre son développement, jouer un rôle majeur, s’entraîner dans un environnement qu’il connaît et, surtout, éviter le risque de se retrouver à Laval.
À Montréal, il faudrait se battre pour une place.
Et si le camp d’entraînement ne se déroule pas comme prévu?
Laval.
Un salaire beaucoup plus faible. (à peine 80 000 dollars par année)
Un changement complet de vie.
Une pression énorme.
Une responsabilité immédiate.
Et probablement une tonne d’attentes parce que le Canadien a justement besoin d’un deuxième centre.
Au Michigan, Hage peut continuer à être une vedette.
Il peut jouer énormément.
Il peut poursuivre son développement physique.
Il peut être au centre d’une équipe qui vise les grands honneurs de la NCAA.
Il peut vivre une expérience universitaire exceptionnelle.
Et surtout, il peut repousser d’un an le moment où il devra affronter toute la pression qui vient avec le chandail du Canadien.
Pourquoi diable se précipiterait-il?
Le plus troublant, c’est que le Canadien a probablement contribué lui-même à cette situation.
Si Montréal avait réglé son problème au centre cet été, Hage pourrait prendre tout son temps.
Mais le deuxième centre n’est toujours pas là.
Les grandes transactions espérées n’ont jamais eu lieu.
Le fameux gros coup offensif n’est jamais arrivé.
En panique, Gorton et Hughes voulaient que Hage joue au pompier.
Hage les a remis à leur place. Honnêtement, il aurait pu avoir la classe d'annoncer officiellement qu'il était rendu au campus du Michigan.
Parfois, les gestes parlent beaucoup plus fort que les mots.
Et pour une organisation qui l’a rendu pratiquement intouchable dans les discussions de transactions, c’est toute une leçon d’humilité.
Dans les dents de Kent Hughes et Jeff Gorton...
