Acquisition d'un monstre suédois à Montréal: la réaction de Kent Hughes attendue

Acquisition d'un monstre suédois à Montréal: la réaction de Kent Hughes attendue

David Garel
Le 2026-05-28

Le nom de William Håkansson commence sérieusement à circuler autour des Canadiens de Montréal.

Plus cette finale de conférence contre les Hurricanes de la Caroline avance, plus le fit devient logique.

Car ce que cette série a exposé au grand jour, c’est un problème que plusieurs tentaient encore d’ignorer : le Canadien manque de méchanceté en défense. Il manque de lourdeur. Il manque de défenseurs capables de faire payer le prix physiquement pendant quatre rondes de séries.

La Caroline a brassé les Canadiens de Montréal comme rarement.

Lane Hutson se fait frapper sans arrêt.

Kaiden Guhle donne l’impression de jouer blessé... encore...

Jayden Struble n'est pas un défenseur top 6 dans la LNH.

Arber Xhekaj, lui, continue de regarder ça de loin, cloué dans les estrades.

Mike Matheson, Noah Dobson et Alexandre Carrier sont "soft" comme jamais.

Et pendant ce temps, le Canadien se fait imposer une leçon de hockey de séries.

Ouch. Le CH est mangé physiquement,

Voilà pourquoi le nom de William Håkansson devient intéressant.

Selon un repêchage simulé publié par The Athletic avant l’élimination de l’Avalanche du Colorado, Max Bultman voit Kent Hughes sélectionner le grand défenseur gaucher suédois au 29e rang.

Un choix qui ferait énormément de sens même si elle n'est pas sexy ou spectacualire.

On parle d’un pur défenseur défensif.

Un monstre de 6 pieds 4 pouces et 207 livres né le 8 octobre 2008 à Solna, en Suède, qui évolue dans l’organisation de Luleå.

Un arrière imposant, méchant et très difficile à affronter.

Surtout, il s'agit d'un joueur qui cadre parfaitement avec le type de hockey qu’on voit présentement en séries éliminatoires.

Pendant que le Canadien tente désespérément de survivre contre la pression constante des Hurricanes, Håkansson représente exactement le genre de profil qui aide à gagner des matchs au printemps.

Avec du hockey sale où tu empêches simplement l’adversaire de respirer.

Cette saison, Håkansson s’est promené entre plusieurs niveaux : le U20 Nationell, la SHL et la HockeyAllsvenskan, soit la deuxième meilleure ligue professionnelle en Suède.

Un parcours impressionnant pour un joueur admissible au repêchage.

Encore plus quand on considère qu’il a aussi représenté la Suède au Championnat mondial junior U20.

Et ça, ce n’est jamais banal pour un jeune de son âge. (17 ans)

Ça veut dire qu’on lui fait confiance et qu’on voit déjà un joueur capable de survivre contre des hommes.

Au niveau des statistiques offensives, il ne faut pas s’attendre à des chiffres qui sautent aux yeux.

En SHL avec Luleå : 2 passes en 22 matchs.

Aucun point en 9 matchs éliminatoires.

Dans la HockeyAllsvenskan avec Almtuna : 4 points en 16 rencontres.

Au Mondial junior : 2 aides en 7 matchs.

En séries U20? 4 points en 5 matchs.

Ce n’est clairement pas un quart-arrière offensif.

Mais réduire William Håkansson à ses points serait une erreur.

Son impact est ailleurs. e jeune Suédois joue déjà comme un vétéran défensif.

Dans toutes les ligues où il a joué cette saison, les observateurs soulignent exactement les mêmes choses : il frappe. Il ferme l’espace. Il rend la vie misérable aux adversaires.

Les mots qui reviennent constamment?

Agressif.

Physique.

Punitif.

Un défenseur qui distribue du Sherwood sans arrêt. Tu veux entrer dans sa zone? Tu vas payer le prix.

Tu veux te battre le long des bandes? Bonne chance.

Håkansson adore jouer dans la saleté du hockey. Il coupe les lignes de passe, utilise parfaitement son bâton et ferme l’intérieur de la glace.

Il adore rendre les attaquants inconfortables et leur faire mal.

Même contre des hommes en SHL, personne ne semblait aimer jouer contre lui cette saison.

C’est rare pour un gars de 18 ans. Encore plus quand il affiche un taux d’efficacité de passes qui frôle les 90 %.

Ce qui impressionne le plus, c’est qu’il comprend déjà comment survivre sous pression. Il ne transporte pas énormément la rondelle. Il ne tente pas de faire des jeux compliqués. Il simplifie, récupère et relance proprement.

Sa spécialité est de tuer les jeux... comme les Hurricanes de la Caroline..

Le Canadien possède déjà plusieurs défenseurs offensifs capables de créer de l’attaque, mais défensivement, le portrait est moins rassurant.

Mais attention.

Le Canadien pourrait très bien ne jamais faire ce choix.

Kent Hughes est attendu comme un DG agressif cet été.

Le choix de première ronde 2026 risque fortement de servir de monnaie d’échange dans un package deal pour un deuxième centre établi ou un gros morceau offensif (Nico Hischier, Robert Thomas ou Mason McTavish).

Tout est sur la table.

Mais si Montréal conserve finalement son choix tardif de première ronde?

William Håkansson est exactement le genre de joueur dont le CH a besoin.

Et après avoir vu les Hurricanes transformer le Centre Bell en zone de guerre physique?

Difficile de croire que le Canadien n’a pas compris le message.