Le téléphone de Kent Hughes n’est peut-être pas en train de sonner sans arrêt… mais une chose est maintenant certaine : le nom d’Adam Engström circule bel et bien sur le marché des transactions de la LNH.
L’information vient d’Arpon Basu, de The Athletic, dans un long texte consacré à l’étonnant calme qui règne autour du Canadien à quelques semaines du camp d’entraînement.
Montréal cherche toujours à ajouter un attaquant du top-6, mais aucune nouvelle pièce n’a encore été ajoutée à la formation.
Pourtant, derrière cette apparente immobilité, quelque chose bouge.
Basu confirme que des équipes ont demandé aux Canadiens s’ils étaient prêts à discuter d’Adam Engström.
Et surtout, Montréal est ouvert à ces discussions.
Voilà qui change légèrement le portrait.
Le jeune défenseur demeure avec le Canadien pour le moment, et Basu explique que la principale raison est simple : Kent Hughes considère qu’Engström possède encore une valeur importante.
Autrement dit, Montréal n’est pas en train de chercher désespérément à s’en débarrasser.

Si son nom circule, c’est plutôt parce que certaines équipes voient quelque chose en lui… et que Hughes peut maintenant utiliser cette valeur pour tenter de régler un autre problème.
Celui du fameux attaquant top-6.
Depuis des semaines, le Canadien cherche une façon d’améliorer son attaque sans sacrifier son avenir.
Le problème, c’est que les équipes ne donnent généralement pas un joueur d’impact simplement parce que Kent Hughes demande gentiment. Il faut offrir quelque chose qui intéresse réellement l’autre directeur général.
C’est précisément à cet endroit qu’Engström devient intéressant.
Montréal possède une quantité impressionnante de défenseurs gauchers capables de jouer dans la LNH.
Lane Hutson, Mike Matheson, Kaiden Guhle, Arber Xhekaj et Jayden Struble font partie du portrait, tandis qu’Engström continue de pousser pour obtenir sa place.
Cette profondeur donne à Hughes une monnaie d’échange qu’il peut utiliser sans nécessairement toucher aux joueurs qui représentent le cœur de son projet.
Basu soulève d’ailleurs une question importante : quel genre de brigade défensive le Canadien veut-il réellement avoir lorsque viendra le temps de viser la coupe Stanley?
Une formation construite autour de Hutson, Dobson, Guhle, Reinbacher, Matheson et Engström pourrait être incroyablement mobile et difficile à contenir.
Mais Montréal doit aussi réfléchir à l’élément physique de sa défense.
C’est précisément pour cette raison que Xhekaj et Struble conservent une certaine valeur dans la réflexion de l’organisation.
Dans ce casse-tête, Engström devient donc particulièrement intéressant pour une transaction. Non pas parce que le Canadien ne croit plus en lui, mais justement parce que d’autres équipes semblent croire suffisamment en lui pour venir poser des questions.
La nuance est importante.
Un joueur dont personne ne veut n’est pas une monnaie d’échange. Un jeune défenseur sur lequel plusieurs formations commencent à s’informer peut le devenir.
Et Kent Hughes a justement besoin de cette monnaie pour accomplir ce qu’il tente de faire depuis plusieurs mois : trouver un attaquant capable de véritablement faire avancer son équipe.
Basu rappelle également que Montréal demeure dans une position enviable. L’équipe est jeune, elle vient d’atteindre la finale de l’Est et possède encore l’un des meilleurs groupes d’espoirs de la LNH.
Le directeur général n’a donc aucune raison de sacrifier une pièce importante simplement pour annoncer une transaction avant le début du camp.
Cette patience explique probablement pourquoi rien ne s’est encore produit.
Mais patience ne veut pas dire inaction.
Le Canadien a toujours le désir d’ajouter du talent offensif, et le surplus à la défense donne maintenant à Hughes une carte supplémentaire à jouer.
Engström n’est pas nécessairement le joueur qui partira. Rien dans les informations de Basu ne permet de l’affirmer. Cependant, son nom fait partie des discussions et Montréal écoute.
C’est exactement le genre de situation qui peut faire basculer un été tranquille en quelques minutes.
Une équipe intéressée peut appeler.
Hughes peut écouter. Une autre formation peut présenter une offre pour un attaquant que Montréal convoite depuis longtemps… et soudainement, le jeune défenseur devient la pièce qui permet de compléter le casse-tête.
Le Canadien ne semble donc pas pressé de bouger.
Mais maintenant, on sait que Kent Hughes possède au moins une pièce suffisamment intéressante pour attirer l’attention des autres équipes.
La question n’est plus seulement de savoir si Montréal veut faire une transaction.
C’est de savoir jusqu’où Hughes est prêt à aller avec cette monnaie d’échange pour enfin mettre la main sur l’attaquant qu’il cherche.
À suivre…
