Bombe à Montréal : le Canadien est intéressé à Chris Kreider.
Personne ne l’avait vraiment vu venir. Mais le journaliste Pierre McGuire affirme que le "fit" est parfait.
Alors que tout le monde regarde du côté de Mikael Granlund, de Cutter Gauthier (le rêve ultime alors qu'il demande 16 M$ par année) ou d’autres joueurs susceptibles de devenir disponibles à Anaheim, Pierre McGuire vient de lancer un nom qui risque de faire énormément réagir à Montréal : Chris Kreider.
Selon McGuire, le vétéran des Ducks est dans le viseur du Canadien.
Et disons-le : ce n’est pas exactement le joueur que les partisans montréalais imaginaient voir débarquer au Centre Bell.
Chris Kreider?
À Montréal?
Le gars associé à l’une des blessures les plus douloureuses de l’histoire récente du Canadien?
Ce serait explosif.
Le problème : Carey Price.
Impossible de parler de Kreider à Montréal sans revenir à 2014.
Lors de la série contre les Rangers de New York, Kreider est entré en collision avec Carey Price, qui s’est blessé et n’a plus été en mesure de poursuivre la série.
Son genou a été détruit... à vie...
Pour une génération de partisans, le nom de Kreider est depuis devenu pratiquement synonyme de cette catastrophe.
Encore aujourd’hui, il est hué au Centre Bell.
Plus d’une décennie plus tard.
Mais Kent Hughes n’a pas à gérer le dossier avec le cœur.
Il doit le gérer avec le cerveau.
Kreider a maintenant 35 ans.
Il mesure 6 pieds 3 pouces et pèse environ 230 livres.
Il possède une dernière année à son contrat avec un salaire de 6,5 millions de dollars.
Et malgré son âge, il vient encore de connaître une saison de 22 buts et 50 points en 75 matchs.
Deux ans auparavant, il avait marqué 39 buts.
Ce n’est donc pas un joueur qui arrive à Montréal pour faire de la figuration.
C’est encore un gros ailier capable de jouer devant le filet, de déranger les défenseurs, de gagner des batailles, de créer de l’espace et de contribuer offensivement.
Et imaginez ce qu’un joueur comme lui pourrait apporter à Juraj Slafkovsky. Il lui enseignerait comment être plus sale et méchant, alors que Slaf nous a montré en série qu'il était beaucoup trop "soft".
Un vétéran imposant.
Un joueur qui a connu les séries à répétition.
Un gars qui sait comment jouer lorsque la pression augmente.
Un joueur qui peut entrer dans le top-6 sans demander qu’on lui apprenne les rudiments du hockey professionnel.
C’est exactement le genre de joueur dont le Canadien pourrait avoir besoin pour passer à l’étape suivante.
Mais il y a un énorme problème
Kreider possède une clause de non-mouvement modifiée.
Concrètement, il peut soumettre une liste de 15 équipes auxquelles il accepte d’être échangé, ce qui signifie qu’il peut bloquer une transaction vers les 17 autres formations.
Et le véritable enjeu est donc très simple :
Montréal est-il sur sa liste?
Selon les informations qui circulent actuellement, Kreider ne voudrait toujours pas retirer Montréal de sa liste de destinations refusées.
Et là, le rêve s’arrête... pour l'instant...
Kreider est pratiquement à donner chez les Ducks tellement le DG Pat Verbeek est en panique et doit libérer de l'espace pour satisfaire les exigences de Cutter Gauthier.
Kent Hughes peut bien appeler Anaheim.
Il peut bien proposer un choix, un espoir ou un joueur qui a besoin d'un nouveau départ (Kirby Dach?)
Si Kreider dit non, c’est terminé.
Mais est-ce vraiment impossible de le convaincre?
Le Canadien possède quelque chose que plusieurs autres équipes n’ont pas.
Une équipe jeune.
Une organisation qui monte.
Un noyau offensif extrêmement prometteur.
Et surtout, Montréal n’est plus l’équipe qui tentait simplement de survivre à une saison.
Le Canadien veut maintenant gagner.
Si Hughes arrive devant Kreider et lui explique qu’il ne serait pas simplement envoyé dans une équipe en reconstruction, mais qu’il pourrait jouer immédiatement dans un top-6 qui vise les séries, le discours pourrait être différent.
À un moment donné, il faut en revenir de Carey Price.
Les Ducks possèdent plusieurs vétérans qu’ils pourraient tenter de déplacer, notamment Kreider, Alex Killorn et Frank Vatrano.
Mais parmi ces joueurs, Kreider est celui qui possède la plus grande valeur hockey aux yeux de Kent Hughes qui se fout de Carey Price comme de l'an 40.
Le fantôme de Carey... on s'en balance.
Il faut prouver à Kreider qu'il serait le bienvenu à Montréal et que les huées s'arrêteraient.
Mais au hockey, les rancunes finissent parfois par mourir.
Et si Kreider arrive à Montréal, marque 25 buts, aide le Canadien à gagner des séries et joue un rôle important auprès de la jeune génération, il va passer de zéro à héros.
Acquisition controversée? Vous le savez, j'adore la controverse.
