Jesperi Kotkaniemi est devenu un malaise ambulant.
Et à voir ce qui se passe présentement en Caroline, on pourrait même parler d’une humiliation sportive à ciel ouvert.
L’ancien troisième choix au total de 2018, celui qui était censé devenir le centre numéro un du futur, celui que les Hurricanes de la Caroline ont pratiquement arraché aux Canadiens de Montréal avec une offre hostile remplie d’arrogance, se retrouve aujourd’hui… utilisé comme huitième défenseur à l’entraînement.
Pas même treizième attaquant, alors que le goon Nicolas Deslauriers passe avant lui.

Un joueur payé 4,82 millions de dollars par saison qui ne figure plus sur aucun trio régulier et qui regarde les séries de son équipe de l’extérieur depuis le 14 avril. (depuis le tout début)
Rendu là, ce n’est plus juste une mauvaise passe.
C’est une chute libre.
En regardant l'entraînement, on voit un joueur complètement isolé de la dynamique de son équipe.
Cela colle parfaitement au narratif qui commence tranquillement à entourer Jesperi Kotkaniemi en Caroline : celui d’un joueur qui ne ferait plus partie du noyau psychologique du groupe.
Au-delà des statistiques catatsrophiques, le cordon de son coeur trempe dans la m....
Un manque d’intensité flagrant.
Un joueur qui donnerait parfois l’impression que rien n’est vraiment grave, alors que sa carrière glisse dangereusement vers un précipice.
Pendant que d’autres joueurs se battent pour survivre dans l’alignement, Kotkaniemi donnerait encore l’image d’un gars qui semble vivre tout ça avec une étrange légèreté, lui qui veut juste "cash in".
Dans une organisation comme les Hurricanes, bâtie autour du sacrifice, de la responsabilité et d’une éthique de travail presque militaire imposée par Rod Brind’Amour, cela fait en sorte que tu deviens le rejet du groupe.
Son entourage très protecteur a fait en sorte qu’il n’a jamais complètement développé l’autonomie qu’on attend normalement d’un vétéran de la LNH.
Et même en Finlande, le ton aurait changé, alors qu'on le traite de flop.
À partir du 1er juillet, il restera encore quatre ans à son entente de 4,82 millions par année.
Une facture énorme pour un joueur qui semble complètement sorti du portrait compétitif.
Et c’est là que le mot tabou commence à circuler de plus en plus souvent :
Rachat.
Le scénario du rachat commence sérieusement à faire jaser pour une raison très simple : l’âge de Jesperi Kotkaniemi change complètement les calculs des Hurricanes de la Caroline.
En vertu de la convention collective de la LNH, un joueur de moins de 26 ans peut voir son contrat racheté pour seulement le tiers du montant restant, au lieu des deux tiers normalement applicables aux joueurs plus âgés.
Et Kotkaniemi n’a encore que 25 ans.
Ça change tout.
À partir du 1er juillet, il lui restera encore quatre années à son contrat de 4,82 millions de dollars par saison. Au total, on parle d’environ 19,3 millions de dollars encore dus.
Normalement, pour un joueur établi, ce genre de contrat devient pratiquement impossible à effacer.
Mais dans le cas de KK, les Hurricanes pourront le racheter pour environ le tiers de ce montant, soit autour de 6 à 7 millions étalés sur le double des années restantes du contrat.
La Caroline va répartir la facture sur huit ans au lieu de quatre, ce qui ferait énormément baisser l’impact annuel sur la masse salariale.
KK est fait comme un rat.
Ils sera racheté. Pire encore, sa carrière pourrait se terminer dès cet été...
