Manque de classe: Connor Hellebuyck abandonne sa femme pour sauver sa peau

Manque de classe: Connor Hellebuyck abandonne sa femme pour sauver sa peau

David Garel
Le 2026-09-10

Connor Hellebuyck veut quitter Winnipeg et, maintenant, il faudrait croire que sa femme, Andrea, serait l’une des raisons qui le poussent vers la sortie?

Sérieusement? À un moment donné, il faut arrêter de chercher des excuses et regarder la réalité en face. Si Hellebuyck veut partir, qu’il parte. S’il veut jouer en Floride, à Buffalo ou ailleurs, qu’il l’assume.

Mais venir expliquer que les critiques dirigées vers sa femme pourraient être une raison importante derrière sa volonté de quitter Winnipeg, c’est tellement soft que ça en devient presque gênant pour un gardien qui est pourtant censé être l’un des leaders des Jets.

C'est exactement comme s'il abandonnait sa femme face aux médias... pour sauver sa peau...

Parce qu’on ne parle pas ici d’une femme qui aurait été tranquillement laissée en paix avant de devenir soudainement victime d’une campagne inexplicable.

On parle d’une saga qui a explosé après la visite de Hellebuyck à Donald Trump à la suite de la victoire des États-Unis aux Jeux olympiques. (voir la suite de l'article après la photo)

Sa femme a été critiquée publiquement pour être une pro-Trump et Hellebuyck lui-même avait réagi en disant qu’il ne comprenait pas pourquoi elle était autant ciblée.

Très bien. Il avait parfaitement le droit de défendre sa femme. Mais il y a une énorme différence entre défendre sa famille et laisser entendre que les critiques envers celle-ci pourraient maintenant justifier une demande de transaction.

Il la dénonce comme coupable pour SA demande de transaction.

Imaginez le message envoyé.

Tu es un joueur vedette. Tu es le gardien numéro un d’une équipe de la LNH. Tu as remporté le trophée Vézina. Tu es payé des millions de dollars.

Tu es l’un des visages de ta concession. Tu joues dans un marché canadien où tu sais parfaitement que chaque geste sera analysé, critiqué et commenté. Puis, lorsque les choses deviennent difficiles, tu regardes autour de toi et tu dis essentiellement : ma femme n’aime pas ce qu’on dit de nous, alors peut-être qu’il est temps de partir.

Voyons donc. Sois un homme.

Winnipeg lui a accordé un contrat massif de cinq ans à 8,5 millions de dollars par saison pour faire de lui son gardien numéro un et lui permettre de poursuivre sa carrière dans des conditions privilégiées. Pourtant, après avoir prolongé son engagement, le gardien a demandé à être échangé à la fin de la saison.

Il trahit son équipe et ce serait la faute de sa femme? (lire la suite de l'article après la photo)

Si Hellebuyck considère que Winnipeg ne représente plus le meilleur endroit pour gagner la Coupe Stanley, qu’il le dise. Si Buffalo lui offre une meilleure possibilité à ses yeux, qu’il l’assume.

Si la Floride lui plaît davantage, qu’il l’assume également. Si sa famille préfère vivre ailleurs, c’est son droit le plus complet. Mais qu’on ne transforme pas les critiques reçues par sa femme en grande justification morale de son départ.

Parce que ça donne une image d'homme faible.

Cette histoire devient franchement ridicule.

Parce que les critiques envers sa femme ne sont certainement pas sorties de nulle part. Elle s’est retrouvée dans l’actualité après l’affaire Trump, et Hellebuyck a choisi de la défendre.

Les médias américains l’ont critiqué pour sa demande de transaction.. Les médias canadiens l’ont critiqué parce que son couple est proche de Trump. C’est la réalité du métier de vedette.

Si ça ne lui convient plus, très bien.

Mais qu’il ait au moins le courage de dire que c’est lui qui veut partir.

Pas sa femme.

Pas les médias.

Pas les partisans.

Pas Winnipeg.

Sois... un homme...