Le salaire de Cutter Gauthier dévoilé: Ivan Demidov n’en revient pas

Le salaire de Cutter Gauthier dévoilé: Ivan Demidov n’en revient pas

David Garel
Le 2026-09-15

C’est fait. Il était minuit moins une. À quelques heures seulement du changement de convention collective, les Ducks d’Anaheim viennent de régler le dossier Cutter Gauthier.

Hier, nous vous avion annoncé via Pierre LeBrun que Gauthier avait une entente verbale avec les Ducks: on parlait d'un contrat de 6 ans et un salaire annuel entre 13 M$ et 14 M$.

Finalement? Six ans, 81 millions de dollars. 13,5 millions $ par saison. Comme prévu. Le chiffre est complètement fou. Et les détails concernant les bonis de signature vont rendre cette entente encore plus cinglante: 69,5 M$ de dollars sur les 81... en bonis...

18,5 M$ de bonis cette saison... avec un salaire de base de 850 000 $....

Gauthier voulait le maximum. Il l’a obtenu.

Après avoir refusé une première proposition de quatre ans à 13 millions $ par saison, le jeune attaquant et les Ducks ont finalement trouvé un terrain d’entente sur six ans.

Gauthier sort d’une saison de 41 buts et 69 points en 76 matchs, et Anaheim vient donc de lui garantir 81 millions de dollars jusqu’à la fin de la saison 2031-2032. Il deviendra joueur autonome sans compensation à 28 ans.

Mais ce contrat raconte surtout quelque chose de beaucoup plus gros sur la nouvelle réalité de la LNH.

Imaginez simplement ce que ça signifie pour Anaheim. Leo Carlsson touche déjà 18 millions de dollars par saison. Gauthier ajoute maintenant 13,5 millions $. Ça représente 31,5 millions de dollars par année pour deux jeunes attaquants.

Et pendant ce temps, à Montréal…

Le Canadien a son noyau offensif et défensif qui commence à prendre forme avec Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Lane Hutson et Ivan Demidov, avec des salaires qui permettent encore à Kent Hughes de conserver une marge de manœuvre incroyable.

Demidov est à 9,15 millions $, Caufield à 7,85 millions $, Slafkovsky à 7,6 millions $, Suzuki à 7,875 millions $ et Hutson à 7,15 millions $.

Environ 39,6 millions de dollars pour les cinq.

À Anaheim, Carlsson et Gauthier coûtent déjà 31,5 millions $ à eux deux.

C’est complètement différent.

Et c’est précisément ce qui rend le dossier Gauthier aussi savoureux à Montréal. Parce que depuis des semaines, son nom est constamment comparé à celui d’Ivan Demidov.

Deux jeunes attaquants sélectionnés très haut, deux joueurs appelés à devenir des vedettes de leur équipe, mais deux approches contractuelles complètement différentes.

Demidov a accepté huit ans à 9,15 millions $.

Gauthier vient de décrocher six ans à 13,5 millions $.

Une différence de 4,35 millions de dollars par saison.

Sur six ans, ça représente plus de 26 millions de dollars.

Et maintenant, on comprend encore mieux pourquoi les négociations avec Gauthier étaient aussi compliquées. Le jeune attaquant pouvait regarder autour de lui, regarder Carlsson, regarder les nouveaux contrats qui explosent partout dans la Ligue et dire : pourquoi moi, je laisserais de l’argent sur la table?

C’est exactement la nouvelle réalité du hockey.

Washington vient de donner 10,5 millions $ par saison à Ryan Leonard. Justin Sourdif vient d’obtenir 6,35 millions $. Les jeunes joueurs profitent directement de l’explosion du plafond salarial et des revenus de la Ligue.

Mais Gauthier vient de franchir une autre frontière.

Et le timing est absolument parfait pour lui. À quelques heures du changement de convention collective, les règles concernant la structure des contrats et les bonis de signature allaient changer.

Gauthier a eu le temps d'avoir 69,5 M$ en bonis.

Watatow.

Anaheim devait donc régler le dossier avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles s’il voulait conserver les paramètres négociés sous l’ancienne convention.

Gauthier et son agent ont attendu jusqu’au dernier moment.

Et ils ont gagné leur pari.

Maintenant, il faut regarder Anaheim. Les Ducks possèdent énormément de talent, mais ils viennent aussi de consacrer une portion gigantesque de leur masse salariale à deux jeunes joueurs.

Dire qu'il va falloir signer le prodige Becckett Sennecke l'été prochain.

Le Canadien n’a peut-être pas le joueur à 18 millions $. Il n’a peut-être pas encore le joueur à 13,5 millions $. Mais il possède quelque chose de très précieux : plusieurs jeunes vedettes sous contrat à long terme avec des montants qui permettent encore de construire autour d’elles.

Caufield. Suzuki. Slafkovsky. Hutson. Demidov.

Près de 41 millions $ pour cinq joueurs.

À Anaheim, deux joueurs en coûtent déjà plus de 31 millions $.

Montréal est crampé...

Demidov, Hutson et compagnie... un peu moins...

Le Russe se pince... et n'en revient pas..