« Je veux amener de la douleur à Montréal » : William Carrier vise la chambre du CH

« Je veux amener de la douleur à Montréal » : William Carrier vise la chambre du CH

David Garel
Le 2026-05-20

William Carrier n’a pas marqué un seul but en séries l’an dernier. Pas une passe non plus. Zéro point en 15 matchs.

Même chose cette saison. Blanchi en 8 matchs.

Et pourtant, à Montréal, il y a déjà des raisons de le surveiller de très près.

Parce que lui, il ne promet pas des buts.

Il promet de la douleur.

Littéralement.

Le Québécois des Hurricanes de la Caroline n’a laissé aucune ambiguïté sur ses intentions avant cette confrontation contre les Canadiens de Montréal. Son message est clair, direct, presque inquiétant quand on connaît son style de jeu :

Il veut “amener la douleur” à Montréal.

En anglais, l’expression utilisée est encore plus brutale : “bring the pain.”

Et quand William Carrier dit ça, ça va faire mal.

On parle ici d’un des joueurs les plus physiques de toute la Ligue nationale de hockey.

Un gars qui frappe tout ce qui bouge... au point qu'il peut fracasser son bâton sur ton corps s'il le décide:

Un gars qui transforme une série éliminatoire en guerre d’usure.

Un gars qui, même quand il ne produit rien offensivement, peut complètement changer le ton d’un match par son impact physique.

Les amateurs des Golden Knights de Vegas connaissent très bien le personnage.

Carrier a joué un rôle tellement important dans la conquête de la Coupe Stanley en 2023 lorsqu’il était en santé.

Il usait l’adversaire.

Parce qu’il frappait sans arrêt.

Après une série contre William Carrier, tu ressorts magané.

Et les chiffres racontent exactement cette histoire.

L’an dernier, malgré une saison amputée par une blessure au bas du corps et une chirurgie qui lui a fait manquer près de la moitié du calendrier, Carrier a quand même terminé parmi les meilleurs frappeurs des Hurricanes de la Caroline.

156 mises en échec en seulement 43 matchs.

À ce rythme-là, sur une saison complète de 82 rencontres, il flirtait pratiquement avec les 300 mises en échec.

C’est monstrueux.

Cette année, il a établi un record de la LNH pour le plus grand nombre de mises en échec dans un seul match de séries contre les Sénateurs d'Ottawa. (12).

Et en seulement 8 matchs... il a déjà 48 mises en échec...

Ouch...

Voilà pourquoi Rod Brind’Amour l’aime autant.

Aujourd'hui, le Québécois promet qu'il va rendre la vie infernale aux jeunes vedettes du Canadien.

Cole Caufield.

Nick Suzuki.

Lane Hutson.

Ivan Demidov.

Tout le monde risque de le sentir passer.

Ouch. Iil y a une ligne très mince entre confiance… et arrogance.

Quand tu annonces publiquement vouloir “amener la douleur” à Montréal, tu lances automatiquement un défi.

Tu chauffes un vestiaire.

Tu motives l’adversaire.

Et dans un marché comme Montréal, ce genre de phrase résonne comma jamais.

Surtout quand tu affrontes une équipe qui joue avec énormément d’émotion et qui vient déjà de survivre à deux matchs numéro sept.

Parions que Josh Anderson et Arber Xhekaj vont vouloir s'occuper de lui.

D’autant plus que Carrier revient d’une année bizarre la saison dernière.

Un contrat étrange de six ans à 12 millions de dollars en Caroline.

Une blessure importante.

Une chirurgie.

Une saison où il a produit très peu offensivement.

Et maintenant, il arrive en séries avec une seule mission : imposer sa loi physiquement.

Le problème?

Les Canadiens de Montréal ne jouent pas exactement comme une équipe intimidée.

Demandez aux Sabres de Buffalo.

Demandez au Lightning de Tampa Bay.

Chaque fois qu’on a tenté de leur rentrer dedans émotionnellement, le groupe de Martin St-Louis a trouvé une façon de répondre.

Et si William Carrier pense qu’il va débarquer au Centre Bell pour transformer ça en festival de mises en échec sans conséquence?

Il risque peut-être d’avoir une surprise.

Anderson et Xhekaj savent eux aussi très bien comment “amener la douleur”.