Honte dans la LNH : Gary Bettman doit répondre à un geste d’antisémitisme

Honte dans la LNH : Gary Bettman doit répondre à un geste d’antisémitisme

Par André Soueidan le 2026-04-03
lnh gary bettman

Quelque chose de profondément dérangeant vient de refaire surface… et cette fois, ça dépasse largement le hockey.

Une vidéo. Quelques secondes. Quatre individus. Et un geste qui n’a absolument rien à faire dans un aréna de la Ligue nationale.

Parce qu’on ne parle pas ici d’un débordement d’émotions. On ne parle pas d’un partisan trop intense. On parle d’un symbole lourd. Chargé d’histoire. Chargé de haine.

Un salut nazi.

Oui… en plein match de la LNH.

La scène s’est déroulée à Dallas, lors d’un affrontement entre les Stars et les Maple Leafs. Mais ce n’est que récemment que la vidéo a commencé à circuler sur les réseaux sociaux… et depuis, le malaise est total.

On y voit clairement quatre hommes célébrer… pas avec des applaudissements, pas avec des cris… mais avec ce geste précis, répété, assumé.

Et autour d’eux? Des partisans qui célèbrent normalement. Comme si deux réalités coexistaient dans le même moment.

C’est ça, le plus troublant.

Parce que ce geste-là, ce n’est pas ambigu.

Historiquement, le salut nazi est directement associé au régime d’Adolf Hitler, à l’idéologie nazie, à une période marquée par la haine, la persécution et le génocide de millions de personnes, notamment la communauté juive.

Ce n’est pas une blague. Ce n’est pas un symbole vide.

C’est un geste universellement reconnu comme haineux.

Et de voir ça apparaître dans un contexte sportif… dans une ligue qui se veut inclusive, moderne, tournée vers l’avenir… ça frappe fort.

Très fort.

La réaction n’a pas tardé.

L’American Airlines Center a dû intervenir publiquement. Tolérance zéro. Enquête ouverte. Collaboration avec les Stars de Dallas. Possibilité de bannissements.

Le message est clair… mais le mal est déjà fait.

Parce qu’une fois que l’image circule… elle ne disparaît plus.

Et c’est là que le dossier prend une autre dimension.

Parce qu’au sommet de cette ligue-là, il y a Gary Bettman.

Un commissaire qui, depuis des années, tente de positionner la LNH comme une ligue responsable, inclusive, consciente de son rôle social.

Et dans ce contexte précis… il ne peut pas rester silencieux.

Parce que cette scène-là ne touche pas seulement Dallas. Elle ne touche pas seulement quatre individus.

Elle éclabousse toute la ligue.

Et elle arrive dans un moment où le monde est déjà chargé. Où les tensions sont amplifiées. Où chaque image, chaque symbole, chaque geste prend une ampleur décuplée sur les réseaux sociaux.

Le sport professionnel essaie, tant bien que mal, de rester à l’écart de ces réalités-là.

Mais parfois… la réalité rattrape le sport.

Et quand ça arrive, il n’y a plus d’échappatoire.

Gary Bettman le sait.

Et dans ce contexte, un élément ajoute une couche supplémentaire au malaise.

Gary Bettman lui-même est d’origine juive, un fait connu publiquement, ce qui rend la scène encore plus lourde de sens au sommet de la ligue.

Sans personnaliser le débat, il devient difficile d’ignorer la portée symbolique d’un tel geste dans une organisation qui se veut inclusive et respectueuse… surtout quand il touche directement une histoire aussi profondément marquée par la haine.

Et il sait aussi que ce genre de geste ne peut pas être traité comme un simple incident isolé.

Parce que ce n’est pas seulement une question de discipline.

C’est une question de message.

Quel type de ligue veux-tu être?

Quel type d’environnement veux-tu offrir?

Et surtout… quelle ligne refuses-tu de laisser être franchie?

Parce que celle-là… elle l’a été.

Et maintenant, il faut répondre.

Pas avec un communiqué vague. Pas avec des phrases préparées.

Avec des actions.

Parce que dans une ligue où chaque détail est contrôlé, encadré, analysé… voir un geste comme celui-là passer à travers les mailles du filet, même brièvement, ça soulève une question dérangeante.

Est-ce que la LNH est prête à réagir à la hauteur de ce qu’elle prétend représenter?

Ou est-ce qu’elle va simplement espérer que la tempête passe?

Une chose est certaine…

Ce moment-là ne s’effacera pas facilement.

Et la réponse de Gary Bettman… va en dire long.

Misère…