Fêtes arrosées, boisson, été chaud : Zachary Bolduc inquiéte

Fêtes arrosées, boisson, été chaud : Zachary Bolduc inquiéte

David Garel
Le 2026-08-30

Zachary Bolduc n’a toujours pas de contrat avec le Canadien de Montréal et, pendant que son agent Pat Brisson tente de négocier la meilleure entente possible avec Kent Hughes, des informations recueillies par Hockey30 sur son été commencent à soulever de sérieuses questions.

Selon plusieurs témoins qui l’ont vu au cours des dernières semaines, Bolduc aurait profité d’un été particulièrement festif.

Plusieurs personnes affirment l’avoir aperçu dans des bars et des établissements montréalais jusque très tard dans la nuit, parfois jusqu’à trois heures du matin.

Nous choisissons de ne pas identifier le ou les établissements concernés afin de protéger nos sources. Ce qui revient toutefois constamment dans les témoignages, c’est l’image d’un jeune joueur qui profite pleinement de ses vacances alors qu’il se trouve toujours au beau milieu d’une négociation contractuelle importante avec le Canadien.

Le problème n’est évidemment pas qu’un joueur de hockey sorte durant l’été. Ils ont tous le droit de prendre des vacances, de voir leurs amis, de boire un verre et de profiter de leur vie.

Le problème apparaît lorsque cette attitude commence à entrer en contradiction avec l’image professionnelle qu’un joueur doit projeter à quelques semaines du début du camp d’entraînement.

Et dans le cas de Bolduc, plusieurs témoins nous rapportent précisément cette impression : le jeune attaquant n’aurait pas passé son été avec la discipline physique et sportive que l’on pourrait attendre d’un joueur qui veut convaincre son équipe de lui accorder un contrat important.

Les photos qui circulent actuellement sur les réseaux sociaux alimentent d’ailleurs les interrogations. On peut y voir Bolduc dans différents contextes estivaux, notamment torse nu, et son apparence physique ne donne pas l’impression d’un joueur qui aurait consacré son été à une préparation particulièrement rigoureuse. (voir la suite de l’article après la photo)

On voit une “shape” qui n’a pas fait assez de “bench press”, encore moins d’exercices pour les abdominaux.

Un peu plus et on va avoir une bedaine de bière?

Évidemment, une photographie ne permet pas de déterminer avec précision la condition physique d’un athlète. Mais lorsqu’elle s’ajoute aux nombreux témoignages recueillis par Hockey30 concernant ses sorties et son rythme de vie, elle devient un élément supplémentaire dans une histoire qui mérite d’être surveillée.

Et Bolduc a beau dire qu’il passe du temps en famille, il n’a pas la silhouette d’un gars qui a sué durant l’été. (voir la suite de l’article après la photo)

Et c’est ici que le dossier contractuel devient particulièrement troublant.

Bolduc veut être payé.

Il l’a pratiquement dit lui-même lorsqu’il a expliqué à La Presse qu’il regardait les contrats signés partout dans la LNH et que ces nouvelles ententes étaient « bonnes pour nous, les joueurs et que pour lui, tout est une question d’argent. ».

Le message était cinglant : le marché monte et il veut profiter de cette nouvelle réalité. Son clan regarde notamment les comparables comme Mavrik Bourque (6 ans et 5,5 M$ par année) et souhaite obtenir une rémunération qui reflète le potentiel du jeune attaquant.

Très bien.

Mais lorsqu’on demande à une organisation de miser plusieurs millions de dollars sur votre avenir, le salaire n’est qu’une partie de l’équation. Le Canadien doit également se demander quel genre de joueur il est en train de récompenser.

Bolduc a terminé la dernière saison avec 12 buts et 30 points. Son potentiel offensif est réel, mais il n’a encore rien démontré sur plusieurs saisons.

Il veut obtenir un contrat à long terme? Il veut être payé comme un joueur qui possède une valeur supérieure à ses statistiques? Il devra maintenant démontrer qu’il possède également la discipline nécessaire pour atteindre cette valeur.

C’est particulièrement important après les tensions entourant son utilisation par Martin St-Louis. Bolduc estime manifestement qu’il aurait pu produire davantage s’il avait obtenu davantage de responsabilités offensives.

Le clan du joueur considère que son utilisation a limité ses statistiques et, par conséquent, sa valeur sur le marché. Le Canadien, de son côté, peut répondre que le joueur doit d’abord mériter ces responsabilités.

Voilà le véritable débat.

Et les informations qui nous arrivent sur son été ne vont certainement pas aider son dossier auprès de l’organisation.

Il faut également replacer tout cela dans le contexte de la controverse qui avait entouré Bolduc au cours de l’été, notamment les histoires qui avaient circulé autour de Lewis le Fou, le controversé Julien Medusa et le milieu sombre qu’il fréquentait.

Le joueur aurait depuis coupé les ponts avec cet environnement, ce qui constitue évidemment une bonne chose. Mais lorsque de nouvelles informations commencent à circuler sur ses sorties nocturnes et son état de préparation, il est normal de se demander si certaines vieilles habitudes sont réellement derrière lui.

Le Canadien ne demande pas à ses joueurs de devenir des moines pendant l’été.

Il demande à ses jeunes joueurs de devenir des professionnels.

La nuance est importante.

À 22 ans, Bolduc possède encore énormément de temps pour corriger certains aspects de son approche. Il n’est pas question de condamner un jeune homme parce qu’il a profité de quelques soirées durant ses vacances.

Mais plusieurs témoins décrivent une tendance suffisamment importante pour que la question mérite d’être posée : est-ce réellement la préparation d’un joueur qui réclame plusieurs millions de dollars et qui veut convaincre son organisation qu’il mérite davantage de responsabilités?

Le timing est catastrophique.

Le camp approche.

La négociation n’est toujours pas réglée.

Le joueur veut être payé.

Et pendant que son agent tente de convaincre Kent Hughes que Bolduc vaut davantage que ce que le Canadien lui offre, l’organisation doit aussi évaluer son engagement, son professionnalisme et son désir de revenir au camp dans la meilleure condition possible.

Bolduc a été acquis dans une transaction importante avec les Blues de St. Louis. On pensait que Logan Mailloux était la tête brûlée dans la transaction.

Montréal voyait en lui un jeune attaquant capable de devenir une pièce importante de son noyau. Il a maintenant l’occasion de transformer cette confiance en réalité.

Mais cela commence par une chose très simple : arriver au camp prêt.

Pas seulement prêt à réclamer son argent.

Prêt à le mériter.

Parce que si les dirigeants du Canadien voient arriver un joueur en méforme physique complète après un été de sorties, la conversation avec Pat Brisson risque de devenir beaucoup plus difficile.

Bolduc veut jouer, produire et être payé.

Maintenant, il devra démontrer qu’il possède également l’attitude et la discipline qui accompagnent normalement un joueur qui réclame un gros contrat.

Sinon, Kent Hughes possède une arme formidable dans cette négociation : attendre.

À Montréal, les jeunes joueurs sont observés pour leurs buts, leurs passes et leurs performances.

Mais ils sont aussi observés pour leur attitude.

L’été de Zachary Bolduc a été chaud… dans le mauvais sens du terme.

Vivement l’automne pour qu’il commence à muscler son corps… et boire de l’eau à la place de la bière…