Excuse de perdant: Andrei Vasilevskiy envoie Jon Cooper sous l'autobus

Excuse de perdant: Andrei Vasilevskiy envoie Jon Cooper sous l'autobus

Par David Garel le 2026-05-05

Un peu plus et Jon Cooper était traité de perdant par Andrei Vasilevskiy.

Après l’élimination en match numéro 7, le coach du Lightning s’est réfugié derrière ce qu’il connaît trop bien :
les “dieux du hockey”.

“Les dieux du hockey ont été de mon côté plusieurs fois… et ce soir, ils étaient de l’autre côté. Ce n’est pas un film. Ce n’est pas quelque chose que tu peux reprendre et rejouer pour corriger la scène. C’est du théâtre en direct, juste devant toi, et tu ne sais jamais ce qui va arriver”

Voilà l’explication. Neuf tirs au but. Une domination territoriale. Et malgré tout, une défaite. Donc… le destin. Le théâtre. L’imprévisible. Blablabla,

Sur le papier, ça peut passer. Dans un vestiaire qui vient d’encaisser une quatrième élimination de suite au premier tour?

Ça ne passe plus. Surtout pas du côté du meilleur gardien au monde.

Andrei Vasilevskiy n’a pas suivi les excuses de perdant de son coach.

Le Russe a été sans pitié : il a parlé d’un discours qui commence à ressembler à une cassette recyclée. Trois ans. Le même narratif. Le même refuge. I

Regardez bien son visage tendu quand il détruit son coach publiquement

“ Les dieux du hockey, c’est devenu notre excuse.”

" Ça commence à ressembler à un disque qui saute.”

Ouch.

Il enchaîne ensuite avec quelque chose d’encore plus cinglant :

“Les gros joueurs doivent en donner plus.”

“ Nos meilleurs joueurs doivent être meilleurs.”

Il ne protège personne. Il ne protège pas le groupe. Il ne protège pas le vestiaire. Il met la responsabilité exactement là où elle doit être. Sur Cooper, Kucherov, Point et compagnie.

“Il y a des choses qu’on peut contrôler. On ne peut pas juste dire que ça n’a pas tourné de notre côté.”

“Il faut travailler pour provoquer ces rebonds.”

Et la comparaison qui fait mal :

“Regardez la Caroline. Ils sont constants année après année. Ils travaillent pour ça. Et ne cherchent pas d'excuse.”

Et finalement, la petite flèche qui en dit long sur l’état d’esprit :

“On se plaint de la qualité de la glace à domicile… mais ça fonctionne pour l’autre équipe aussi.”

Ce n’est pas juste une réaction à chaud.

C’est un gars qui en a assez d’entendre les mêmes raisons… pendant que les mêmes défaites en séries se répètent.

Dans un vestiaire, quand ton gardien numéro un, ton pilier, ton joueur le plus stable, commence à tenir ce genre de discours publiquement, ça en dit long sur le climat interne.

Ce n’est plus juste une défaite. C’est une fracture dans la chambre.

Ça devient encore plus violent quand tu regardes Nikita Kucherov.

Le Russe aussi trouve que son coach a un discours de perdant.

Au lieu de parler de malchance, il a donné du crédit au Canadien. Il a reconnu la structure, l’exécution, la discipline. Il a reconnu que l’autre équipe avait fait ce qu’il fallait pour gagner.

Il a aussi refusé les excuses et envoyé son coach sous l'autobus.

Depuis 2022, le Lightning n’a pas gagné une seule ronde. Quatre éliminations rapides, malgré un noyau encore élite.

Cooper reste un entraîneur respecté. Deux Coupes Stanley. Une longévité rare. Une crédibilité énorme.

Mais dans la LNH, ça ne protège pas contre l’usure.

Quand le discours ne colle plus à la réalité vécue par les joueurs, quand les leaders du vestiaire commencent à répondre différemment que leur coach devant les médias… c’est là que les questions deviennent inévitables.

Est-ce qu’il est en train de perdre sa chambre?

Selon le DG Julien BriseBois, pas du tout. Le Québécois a même annoncé qu'il allait prolonger Cooper.

Mais en attendant: les couteaux volent bas.

Rarement a-t-on entendu un gardien vedette être aussi cinglant envers son coach...