Une signature peut parfois devenir beaucoup plus importante plusieurs mois après avoir été annoncée. U
ne comparaison suffit pour changer complètement la perception d’un contrat… et c’est exactement ce qui est en train de se produire avec Ivan Demidov.
Au moment où le joyau russe du Canadien a accepté une prolongation de huit ans d’une valeur annuelle de 9,15 millions de dollars, plusieurs y voyaient déjà un excellent coup de Kent Hughes.
Aujourd’hui, après les nouvelles ententes signées par les autres jeunes vedettes de la LNH, cette signature prend une dimension complètement différente.
Les chiffres sautent aux yeux et une question devient presque inévitable… Ivan Demidov a-t-il laissé une fortune sur la table?
La publication de TVA Sports résume parfaitement le portrait.
Leo Carlsson vient d’obtenir cinq ans à 18 millions de dollars par saison.
Connor Bedard touche désormais 15 millions annuellement. Macklin Celebrini vient de fracasser le marché avec une moyenne de 18,8 millions par année.
Pendant ce temps, Demidov est lié au Canadien jusqu’en 2034 pour un salaire qui représente à peine la moitié de celui de Celebrini.

C’est précisément là que l’exploit de Kent Hughes apparaît dans toute son ampleur.
Le directeur général du Canadien n’a pas seulement sécurisé l’un des plus grands talents de sa génération.
Il l’a fait avant que le marché explose complètement.
Chaque nouvelle signature fait paraître le contrat de Demidov encore plus avantageux pour Montréal.
Chaque nouvelle vedette qui signe donne davantage l’impression que le Canadien possède aujourd’hui l’une des plus grandes aubaines de toute la Ligue nationale.
Reste maintenant à se placer dans la peau du principal intéressé.
Imaginez un milieu de travail parfaitement normal.
Deux collègues accomplissent essentiellement le même travail.
L’un reçoit une augmentation qui double presque son salaire pendant que l’autre est déjà engagé à long terme pour beaucoup moins.
Même si la décision initiale avait du sens au moment où elle a été prise, il devient humain de regarder autour de soi et de se demander si le calcul était le bon.
Personne ne peut affirmer qu’Ivan Demidov regrette aujourd’hui sa signature.
En revanche, il serait tout aussi irréaliste de croire qu’un compétiteur de son niveau ne remarque pas ce qui se passe autour de lui.
Les comparaisons existent dans tous les sports professionnels. Elles existent dans toutes les entreprises. Elles existent partout où des individus de talent négocient leur valeur.
Le jeune attaquant voit aujourd’hui Carlsson obtenir près du double de son salaire annuel.
Il voit Bedard franchir le plateau des 15 millions.
Il voit Celebrini devenir le joueur le mieux payé de sa génération.
Difficile de croire que ces chiffres passent complètement inaperçus lorsqu’ils défilent partout sur les réseaux sociaux et dans les médias.
Du côté du Canadien, personne ne doit s’en plaindre.
Depuis son arrivée à Montréal, Kent Hughes répète qu’il veut construire une équipe capable de gagner pendant plusieurs années.
Une telle stratégie repose sur un élément fondamental… obtenir un maximum de production de joueurs étoiles pendant qu’ils coûtent moins cher que leur véritable valeur marchande.
Plus Demidov produit, plus son contrat devient précieux pour l’organisation.
Voilà pourquoi cette comparaison fait autant parler aujourd’hui.
À court terme, Montréal dispose d’un avantage immense sur plusieurs concurrents.
L’argent économisé grâce au contrat de Demidov peut être investi ailleurs dans l’alignement.
C’est exactement ce qui permet aux équipes aspirantes de conserver un noyau compétitif pendant plusieurs saisons.
Le défi apparaîtra toutefois plus tard.
Les contrats de Celebrini, Carlsson et Bedard ne servent pas seulement de comparaison pour aujourd’hui.
Ils établissent aussi une nouvelle référence pour toute la génération qui suivra.
Voilà pourquoi cette publication de TVA Sports a provoqué autant de réactions.
En quelques lignes, elle raconte deux histoires complètement différentes.
C’est aussi le défi qui attend Kent Hughes dans les prochaines années.
Le Canadien profitera d’une marge de manœuvre exceptionnelle grâce aux contrats de Demidov et, éventuellement, de Lane Hutson.
Cet argent servira à attirer des joueurs autonomes ou à compléter l’alignement avec des vétérans de premier plan.
Imaginez maintenant le scénario. Un Kirill Marchenko arrive à Montréal avec un contrat de 11 millions de dollars par saison, simplement parce que le plafond salarial continue de grimper.
Pendant ce temps, Demidov ou Hutson gagnent moins, alors qu’ils sont appelés à devenir les véritables visages de l’organisation.
Les comparaisons seront inévitables. Noah Dobson en offre déjà un aperçu.
À son arrivée avec le Canadien, il a signé une entente de 9,5 millions de dollars par année.
C’est le prix à payer lorsqu’on convainc son noyau de signer tôt… mais c’est aussi une dynamique qu’il faudra savoir gérer à l’intérieur du vestiaire lorsque les écarts de salaire commenceront à raconter une toute autre histoire.
Ouch...
