Blessure dévoilée: Montréal fixé pour Alexandre Carrier

Blessure dévoilée: Montréal fixé pour Alexandre Carrier

Par David Garel le 2026-04-07

La vérité commence tranquillement à sortir dans le dossier Alexandre Carrier… et elle change complètement la lecture qu’on avait de sa situation.

Depuis quelques jours, on parlait d’une absence de deux à quatre semaines, sans trop savoir ce qui se cachait derrière.

Certains allaient vite en besogne : on disait qu’il évitait les contacts, qu’il se faisait brasser, qu’il jouait “petit”. Bref, le classique procès public qu’on voit à Montréal dès qu’un défenseur semble moins engagé physiquement.

Mais là, les indices s’accumulent… et tout pointe vers une blessure à la main.

Sur la glace du Centre Bell comme à Brossard, Carrier patine normalement. Fluide. À l’aise. Aucun signe d’un problème au dos ou à l'épaule (rappelons qu'il est blessé au haut du corps).

Sauf un détail qui ne trompe pas : il tient son bâton à une seule main. Et dans le hockey, ça, c’est presque toujours révélateur. Une main blessée. Une douleur qu’on protège. Une limitation qui change tout dans les batailles, dans les mises en échec, dans les duels le long des bandes.

Et soudainement, tout s’explique.

Ce n’était pas un manque de courage.

Ce n’était pas un manque d’engagement.

C’était un joueur qui jouait blessé.

Et ça, ça change complètement le discours.

Parce qu’une blessure à la main, c’est sérieux… mais c’est aussi, paradoxalement, une bonne nouvelle dans le contexte.

Oui, ça fait mal. Oui, ça limite énormément un défenseur. Mais ce n’est pas une blessure structurelle comme un genou ou une cheville. Ça guérit généralement bien. Et surtout, ça se protège.

En séries, un adversaire peut cibler une jambe. Peut frapper un genou. Peut user physiquement un joueur déjà amoché. Mais une main? À part quelques petits coups de bâton ici et là, et encore, c’est beaucoup plus difficile à exploiter systématiquement.

Carrier pourrait revenir… et être capable de jouer.

Et c’est là que ça devient intéressant.

Parce que le calendrier parle de lui-même. Une absence de deux à quatre semaines, ça l’amène directement aux portes des séries.

Peut-être même juste à temps pour le premier match. Et dans un contexte où le Canadien manque cruellement de stabilité défensive, son retour pourrait changer l’équilibre d’une brigade qui en arrache.

Ironiquement, certains diront qu’une blessure plus visible, plus “évidente”, aurait presque été plus facile à gérer dans l’opinion publique. Une blessure au genou, par exemple, personne ne remet ça en question. Mais une main? Ça ne se voit pas. Et à Montréal, ce qui ne se voit pas devient rapidement suspect.

Résultat : on a jugé un joueur… sans connaître la réalité.

Aujourd’hui, cette réalité sort.

Et elle remet les pendules à l’heure.

Parce que oui, Carrier se faisait brasser.

Oui, il perdait certaines batailles.

Mais il le faisait avec une main amochée.

Et ça, ce n’est pas de la mollesse.

C’est jouer blessé dans un marché où personne ne te donne le bénéfice du doute.

Maintenant, la vraie question n’est plus de savoir pourquoi il jouait comme ça.

C’est de savoir à quel point son retour peut stabiliser une équipe qui en a désespérément besoin.