L’embauche officielle de Manny Malhotra comme entraîneur-chef des Canucks de Vancouver risque de relancer immédiatement un dossier qui fait énormément jaser depuis plusieurs semaines : celui de Brendan Gallagher.
Depuis la fin de saison, les rumeurs liant Gallagher à Vancouver ne cessent de gagner en crédibilité. Les Canucks cherchent un vétéran capable d’encadrer leur jeune noyau, d’instaurer une culture de travail irréprochable et d’aider une organisation qui amorce une nouvelle étape de son développement.
Or, il est difficile de trouver un meilleur candidat que Brendan Gallagher pour remplir ce rôle.
Et voilà maintenant que Manny Malhotra débarque derrière le banc.
Le lien entre les deux hommes est réel.
Lorsque Malhotra a porté les couleurs des Canadiens de Montréal en 2014-2015, Gallagher était déjà en train de devenir l’un des visages de l’organisation.
Même si l’écart d’âge était important (12 ans de différence), les deux joueurs ont rapidement développé une excellente relation. Malhotra arrivait en fin de carrière avec une réputation irréprochable de leader, tandis que Gallagher représentait exactement le type de joueur que tous les vétérans adorent : travaillant, intense, passionné et prêt à tout sacrifier pour gagner.
Ce n’est pas un hasard si les deux hommes sont demeurés très proches.
Dans ce contexte, l’embauche de Malhotra confirme aussi la future arrivée de Gally en Colombie-Britannique.
Les Canucks ne cherchent plus seulement un joueur de profondeur. Ils cherchent une extension de leur entraîneur dans le vestiaire. Ils cherchent un vétéran capable de montrer aux jeunes comment se comporter au quotidien.
Ils cherchent un joueur qui connaît la pression d’un marché canadien, qui accepte les responsabilités et qui n’a jamais triché durant sa carrière.
Cette description ressemble exactement à Brendan Gallagher.
L’embauche de Manny Malhotra prend une dimension encore plus importante lorsqu’on écoute ce que le vétéran du CH a lui-même a déclaré quelques heures auparavant.
Pour la première fois depuis son arrivée à Montréal il y a plus de quatorze ans, Gallagher n’a plus parlé comme un joueur qui espère demeurer avec les Canadiens de Montréal. Il a parlé comme un joueur qui sait que son histoire est terminée.
À plusieurs reprises, il a reconnu qu’il ne voyait plus de place pour lui dans l’organisation. Il a admis avoir compris le message lorsque Martin St-Louis a cessé de l’utiliser durant les séries éliminatoires, particulièrement contre les Sabres de Buffalo et les Hurricanes de la Caroline.
Gallagher n’a jamais attaqué son entraîneur. Il n’a jamais créé de controverse. Mais on pouvait sentir qu'il avait du ressentiment,
“Je pensais que je pouvais aider cette équipe. Je pensais que j’aurais pu contribuer. Je croyais que j’allais jouer. Je n’ai pas eu cette chance.”
Pour le Canadien de Montréal, la situation devient aussi beaucoup plus simple à imaginer. Il reste une année au contrat de Gallagher et plusieurs observateurs croient déjà qu’un choix de quatrième ou de cinquième ronde pourrait suffire à convaincre Vancouver d’absorber son salaire.
À première vue, certains verront une transaction mineure.
En réalité, ce serait la fin d’une époque.
Gallagher a disputé plus d’une décennie à Montréal. Il a survécu à plusieurs reconstructions, plusieurs changements de direction et plusieurs blessures majeures. Il a porté cette organisation sur ses épaules pendant certaines des années les plus difficiles de l’histoire récente du club.
Aujourd’hui, Vancouver lui offrira quelque chose que Montréal ne peut plus lui garantir : un rôle important auprès d’un groupe qui a besoin de son expérience.
Et avec Manny Malhotra désormais en poste derrière le banc, plusieurs commencent à croire que les pièces du casse-tête sont en train de se placer une à une.
Lorsqu’on lui a demandé directement ce qu’il pensait d’un retour dans l’Ouest canadien, Gallagher a clairement indiqué que son premier choix était Vancouver.
Il a reconnu que la possibilité de revenir près de sa famille représentait quelque chose d’extrêmement attirant pour lui.
Il a même expliqué qu’il discuterait des différentes destinations possibles avec sa femme et son agent, tout en laissant entendre que Vancouver occupait une place particulière dans sa réflexion et dans sonc coeur.
La question n’est donc plus de savoir si Vancouver est intéressé à Brendan Gallagher.
La question est de savoir quand les deux organisations annonceront officiellement ce qui ressemble de plus en plus à une transaction assurée.
