Il ne reste que cinq jours avant la catastrophe à Dallas
Le temps joue désormais contre les Stars.
Dans seulement cinq jours, soit le 25 juillet, Jason Robertson se présentera devant un arbitre si aucune entente n’est conclue d’ici là. Et plus on approche de cette date, plus Jim Nill se retrouve dos au mur.
Ce n’est plus une simple négociation de contrat.
C’est l’avenir de l’un des meilleurs marqueurs de la LNH qui est en jeu.
Robertson vient de connaître une saison de 45 buts et 96 points. À seulement 27 ans, il est au sommet de sa carrière. Des joueurs de ce calibre ne deviennent pratiquement jamais disponibles.
Pourtant, Dallas risque de s’y retrouver contraint.
Le pire scénario?
L’arbitrage.
Si Robertson obtient un contrat d’un an devant un arbitre, il deviendra joueur autonome sans compensation dès l’été prochain. Les Stars perdraient alors complètement le contrôle de la situation.
Autrement dit, Dallas n’a pratiquement que deux options.
Le signer à long terme.
Ou l’échanger immédiatement pendant que sa valeur est à son maximum.
Attendre n’est plus une option.
Le problème, c’est que les Stars sont pris à la gorge par le plafond salarial.
À l’heure actuelle, ils disposent d’environ 10,64 millions de dollars d’espace sous le plafond.
Or, Robertson viserait un contrat d’au moins 14 millions de dollars par saison. Même une offre autour de 12,5 millions de dollars a été rejetée par l'attaquant. (la dernière offre des Stars)
Les deux camps demeurent très éloignés.
Et il y a un détail qui en dit long.
Avant le repêchage, Elliotte Friedman révélait que Dallas avait autorisé Seattle à discuter directement avec Robertson en vue d’une prolongation de contrat.
Le Kraken était prêt à lui offrir un contrat de 120 millions de dollars sur huit ans, soit près de 15 millions par saison, tout en envoyant le 7e choix au total à Dallas.
Robertson a refusé.
Ce n’est pas seulement Dallas qui hésite.
Le joueur choisit aussi sa prochaine destination.
Aujourd’hui, Dallas revient donc exactement au même point.
Avec une date limite qui approche dangereusement.
Pendant ce temps, plusieurs équipes surveillent la situation avec énormément d’intérêt.
Chicago possède tout l’espace salarial nécessaire.
Seattle demeure une possibilité logique.
Philadelphie, Pittsburgh et San Jose peuvent également construire un scénario réaliste tellement ils ont d'espace sur la masse salariale.
Étonnamment, le Canadien de Montréal est rarement mentionné parmi les prétendants.
Et pourtant…
Pourquoi?
La question mérite d’être posée.
Le Canadien dispose actuellement d’environ 9,783 millions de dollars d’espace sous le plafond salarial. Oui, Kent Hughes doit encore régler les dossiers de Zachary Bolduc et d'Arber Xhekaj, mais il possède aussi des contrats qu’il pourrait déplacer afin de créer davantage de flexibilité.
Kent Hughes tente encore de transiger Samuel Montembeault (3,15 M$) et Kirby Dach (3,6 M$).
Surtout, Montréal possède ce que Dallas recherchera si une transaction devient inévitable.
Des jeunes joueurs.
Des espoirs.
Des choix de première ronde.
Le prix serait astronomique. Mais possible.
Rappelons que les Blues de St-Louis avaient aussi conclu une méga-transaction avec les Stars, alors que trois choix de première ronde prenaient le chemin de Dallas. (incluant le 9e choix au total en 2026)
Mais Robertson n'avait aucune envie de signer avec les Blues.
Donc, si le CH offrait trois choix de 1re ronde pour Robertson, est-ce que les Stars accepteraient même si le repêchage 2026 est passé et qu'on parlerait des choix 207-2028-2029?
En ce moment, les Stars seraient à la recherche d'un jeune joueur établi dans la LNH, un espoir de première classe et un choix de 1re ronde.
Certains recruteurs parlent de Kirby Dach, Alexander Zharovsky et d'un choix de 1re ronde, mais le CH n'est pas chaud à l'idée de sacrifier le meilleur ami d'Ivan Demidov.
Reste que si Robertson est bel et bien échangé d'ici 5 jours, Kent Hughes ne doit pas se laisser influencer par les émotions de son prodige russe.
Oui, Demidov aurait le coeur brisé, mais la chance d'obtenir un sniper comme Robertson arrive une fois dans une vie.
Seriez-vous prêts à sacrifier trois choix de première ronde pour obtenir Jason Robertson?
Ou.
Seriez-vous prêts à sacrifier Zharovsky?
La réponse paraît complètement folle…
Jusqu’à ce qu’on regarde les chiffres.
Un ailier de 27 ans.
45 buts.
96 points.
Une saison de 109 points à son actif.
Un marqueur élite qui entre dans les meilleures années de sa carrière.
Ce type de joueur n’est presque jamais disponible.
François Gagnon, de RDS, a d’ailleurs déjà laissé entendre que Montréal représenterait une destination qui pourrait plaire à Robertson si jamais une transaction ou ne offre hostile devenait possible.
Ce n’est donc pas seulement une question de plafond salarial.
C’est une question d’audace.
Kent Hughes a répété à plusieurs reprises qu’il cherchait un joueur capable de transformer l’attaque du Canadien.
Jason Robertson est exactement ce profil.
Reste maintenant à savoir jusqu’où il est prêt à aller.
Robertson veut 14 M$ par année. Hughes continue de dire qu'il ne veut pas briser sa structure salariale. Mais s'il va voir son groupe de leaders (Suzuki, Caufield, Slafkovsky, Demidov, Hutson) qui ont tous accepté un rabais et qu'il lui donne le feu vert, espérons que le DG du CH ait le guts de tenter un coup de circuit.
Le 25 juillet approche à toute vitesse.
Et si Dallas n’a toujours pas trouvé de solution à ce moment-là, la pression deviendra tout simplement insoutenable.
Les Stars devront alors faire le choix qu’ils tentent d’éviter depuis le début de l’été.
Payer.
Ou échanger leur meilleur marqueur.
