La facture est déjà écrite... salée... et elle commence à tomber maintenant.
Avant même la fin de la saison contre les Flyers, les Canadiens de Montréal savaient exactement ce qui les attendait : près de 2 millions en bonis à verser, et surtout une pénalité de 1,934,412 $ qui va directement amputer leur masse salariale l’an prochain.
C’est la conséquence directe d’un mécanisme très précis de la LNH que le Canadien a poussé à la limite. Les bonis de performance des joueurs sur leur contrat d’entrée, comme Ivan Demidov, Lane Hutson, Oliver Kapanen et Jacob Fowler, ne sont pas tous comptabilisés immédiatement dans la masse salariale pendant la saison.
Les équipes peuvent “dépasser” légèrement le plafond avec ces bonis, mais à la fin de l’année, il faut payer la facture. Et si tu n’as pas l’espace nécessaire pour absorber ces montants sous le plafond, fixé à 95,5 millions, l’excédent est automatiquement reporté sur la saison suivante.
Le Canadien a accumulé 1 980 000 $ en bonis :
1 000 000 $ pour Demidov
400 000 $ pour Hutson
500 000 $ pour Kapanen
80 000 $ pour Fowler
Total : 1,98 million.
J'ai obtenu la dernière confirmation ce matin.
— Nicolas Cloutier (@NCloutierTVA) April 14, 2026
À moins que la projection de @PuckPedia ne change d'ici la fin de la saison régulière, voici le montant qui sera amputé à la masse salariale du Canadien en 2026-2027. @TVASports https://t.co/oZVd70GBYX
Mais au moment de fermer les livres, il ne restait que 45 588 $ d’espace sous le plafond. Donc on fait un calcul simple, froid, brutal : 1 980 000 $ moins 45 588 $, et tu te retrouves avec une pénalité de 1 934 412 $ appliquée directement sur la masse salariale de 2026-2027.
Ça veut dire quoi concrètement? Ça veut dire que, dès le jour 1 de la prochaine saison, le Canadien commence avec presque 2 millions de moins pour construire son alignement.
L’an passé, le Canadien avait déjà mangé une pénalité de 1 752 500 $ avec les bonis de Hutson, Juraj Slafkovsky, Kaiden Guhle, Jayden Struble et Demidov.
Pendant que Montréal gère ces pénalités année après année, il y a un autre dossier qui grossit en parallèle.
Celui de Demidov.
Son million en bonis cette saison n’est pas arrivé par hasard. Il est allé chercher :
250 000 $ pour atteindre 35 aides: atteint.
250 000 $ pour atteindre 60 points: atteint.
250 000 $ pour faire partie du top 6 des attaquants du Canadien au chapitre du temps de jeu: atteint.
250 000 $ pour maintenir une moyenne d’au moins 0,73 point par match sur un minimum de 42 matchs: atteint.
Total : 1 000 000 $.
Et c’est là que ça devient injuste.
Parce qu’il y avait d’autres bonis possibles dans sa structure. Notamment un seuil lié aux buts, incluant la possibilité d’aller chercher 250 000 dollars s’il atteignait, par exemple, le plateau des 20 buts. Sauf que peu importe 'il marque son 20e but ce soir à Philadelphie, il ne touchera pas un dollar de plus.
Pourquoi?
Parce que son contrat est plafonné.
Le maximum combiné de ses bonis cette saison est fixé à 1 million de dollars. Donc même s’il marque son 20e but… l’argent supplémentaire n’existe plus. Il a déjà atteint le plafond artificiel que le Canadien lui a imposé.
Et c’est là que ça devient dangereux.
Parce que du côté de son agent, Dan Milstein, ce genre de structure, ce n’est pas oublié. Chaque plafond imposé, chaque boni inaccessible, chaque dollar contrôlé devient un argument futur pour faire sauter la banque.
20 millions de dollars: Ivan Demidov avertit Kent Hughes https://t.co/BuiTbLksvH
— hockey30.com (@HOCKEY30_com) April 13, 2026
Et pendant que le Canadien se retrouve déjà pénalisé dans sa masse salariale à cause de ces bonis, Milstein, lui, prépare la suite.
Parce que le contrat d’entrée de Demidov, aussi “propre” soit-il sur papier, a été construit pour protéger l’équipe à court terme. Mais dans une ligue où les jeunes stars explosent rapidement et où les agents anticipent chaque levier, ce genre de stratégie finit presque toujours par se retourner.
Et cette fois, la facture ne sera pas plafonnée à 1 million.
Elle pourrait être incontrôlable.
